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Bientôt les aveux d’Armstrong ?

Lance Armstrong

Lance Armstrong - -

Déchu de ses sept Tours de France pour cause de dopage, Lance Armstrong, qui a toujours nié, pourrait avouer avoir fait usage de produits dopants, a révélé vendredi le New York Times. Il espérerait ainsi pouvoir lever sa suspension à vie et reprendre sa carrière de sportif.

Malgré plus d’une décennie de doutes, de témoignages et d’enquêtes finalement conclue par la destitution de ses sept Tour de France, Lance Armstrong a toujours nié, avec la véhémence et la fermeté qui le caractérisent. Mais à 41 ans, l’Américain, radié à vie de toute compétition sportive, pourrait changer de posture. Selon le New York Times, Armstrong envisagerait ainsi d’avouer publiquement s’être dopé pendant sa carrière de cycliste professionnel. Un changement de défense motivé par sa volonté de reprendre la compétition.

En cas de collaboration avec les autorités concernées, le code mondial antidopage prévoit en effet des réductions de peine. Armstrong, qui s’était lancé dans le triathlon après sa vie de cycliste, espérerait par des aveux pouvoir s’aligner à nouveau dans des compétitions officielles. L’ancien champion, destitué de ses sept Tours de France en octobre dernier après la remise d’un lourd dossier à charge de l’agence américaine de lutte contre le dopage (USADA), serait par ailleurs pressé d’avouer par de riches donateurs de sa fondation « Livestrong » pour préserver l’organisation.

Déjà en négociation avec l’USADA ?

Si Tim Herman, l’avocat d’Armstrong, a déclaré au New York Times ne pas être au courant des intentions de son client, le quotidien US révèle cependant que l’ancien leader de l’US Postal serait en discussion avec l’USADA. Il aurait ainsi déjà rencontré Travis Tygart, le patron de l’agence américaine, et chercherait maintenant à contacter David Howman, le président de l’agence mondiale antidopage. Des aveux pourraient avoir de lourdes conséquences pour l'ancien coureur, d'abord financières (Armstrong a plusieurs procès contre lui), mais aussi un risque réel d’être condamné à une peine de prison. En 2007, la sprinteuse Marion Jones avait été condamnée à six mois d'emprisonnement pour s'être parjurée devant un tribunal. Pendant des mois, elle avait ainsi nié s'être dopée avant de finir par avouer. Et l'avait payé très cher.