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Chavanel-Pineau, unis pour le meilleur et pour le pire

Sylvain Chavanel

Sylvain Chavanel - -

Avant de vivre l’enfer des pavés et de perdre son maillot jaune à Arenberg, Sylvain Chavanel aura vécu quelques heures sur un nuage avec son ami et équipier de la Quick Step, Jérôme Pineau.

De la première marche du podium à l’enfer des pavés et la perte de son maillot jaune ce mardi à Arenberg, Sylvain Chavanel sera passé par toutes les émotions en moins de 24 heures. Une chute, deux crevaisons, le Français de la Quick Step a vécu un véritable calvaire lors de la 3e étape. « Avec tous les efforts que j’ai fait la veille, je n’ai pas pu trop récupérer, admet-il. Et ces deux crevaisons ne m’ont vraiment pas aidé. »

La journée avait pourtant commencé sur un nuage pour le coureur français. Lundi, avec sa victoire d’étape à Spa, son maillot jaune et celui à pois glané par son ami et équipier Jérôme Pineau, l’équipe Quick Step avait vécu un rêve éveillé sur ses terres belges. Pas les mécanos, contraints à une séance de peinture. Hier matin, les deux Français âgés de 30 ans ont effet pris le départ de la 3e étape avec un vélo aux couleurs de leur maillot respectif. Un clin d’œil aussi sympa qu’éphémère pour deux coureurs inséparables.

L’amitié qui unit les deux hommes remonte au milieu des années 90 lors de leurs débuts professionnels avec « Brioches La Boulangère », l’équipe de Jean-René Bernaudeau. « On est très proches, avoue Jérôme Pineau. Je ne dis pas qu’on vit ensemble, mais presque. Je passe presque plus de temps avec Sylvain qu’avec ma femme ! »

Pineau : « Sur le vélo, l’amitié ça paye »

Réunis chez Quick Step l’an passé, Chavanel et Pineau pouvaient difficilement rêver mieux sur les terres de leur équipe. « On avait annoncé la couleur et affirmé qu’on voulait être devant, s’exclame Pineau. Sylvain n’en avait pas assez, alors il a aussi pris le maillot jaune. C’est fantastique ! On a tout gagné sauf le maillot blanc. Sur le vélo, l’amitié ça paye ! »

Les deux potes ont ensuite partagé leur bonheur dans l’intimité de leur hôtel. Coup de fil aux épouses, à la famille, des larmes ont coulé. De retour après une très grave blessure au visage, Sylvain Chavanel avoue avoir bien dormi. « Enfin, jusqu’à cinq heures du matin. Après, j’ai tourné en rond dans mon lit », raconte-t-il. Moins fringant sur les pavés du Nord, le coureur français a donc payé au prix fort son jour de gloire. Mais il pourra toujours compter sur son ami pour retrouver les sommets. Le plus vite possible.

AB