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Et de trois pour Cavendish

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Le Britannique Mark Cavendish remporte la 12 étape du Tour de France, sa troisième également depuis le début de l'épreuve cycliste. Cette performance fait désormais de lui le meilleur sprinteur de la compétition.

Comment répondre à une fâcheuse affaire de dopage capable, quasiment, de vous plomber toute envie de pédaler gaiement sur les pistes du Tour ? En gagnant, avec la manière, au panache sur le plat de l'arrivée... ou en animant pendant de nombreuses heures l'étape du jour. Pour assurer la première partie de cet objectif, le public français a pu s'en remettre au talent dans le money-time de Mark Cavendish, plus prompt que Freire, Hushovd ou McEwen, plus saignant de Sébastien Chavanel et Gert Steegmans.

Le Britannique a su tirer son épingle du jeu face aux ténors de la compétition. Et contrairement à d'autres, officiellement disparus de la liste des participants, ce jeune Britannique ne perd pas son temps et sa salive à annoncer la couleur... mais préfère agir, le tout avec brio. Le pied-de-nez était facile mais il était vraiment délicat durant les 168 kilomètres de course qui séparaient Lavelanet de Narbonne de ne pas avoir quelque part au coin de sa tête une pensée pour l'affaire Rico.

Vainqueur au sprint, au forceps donc, Cavendish pourrait bien être le vent de fraîcheur de cette édition 2008. Ou, en tout cas, le prétendant le plus crédible pour venir bouleverser la hiérarchie des sprinteurs mondiaux. Bien loin de tous ces honneurs, le camp tricolore n'a pas démérité. Si le Tour de France leur échappe depuis de nombreuses années déjà, les coureurs hexagonaux ont été fidèles à l'esprit qui les animent depuis le début de la compétition : enflammer les étapes.

Mission largement réussie pour le duo Arnaud Gérard-Samuel Dumoulin, qui a entamé son raid solitaire dès le 36e kilomètre de course, tenu la route un petit moment, avant de céder à dix kilomètres de l'arrivée, incapable de maintenir le peloton, malgré le relais à ses côtés de l'Espagnol Juan José Oroz, à moins de quatre minutes. Pas de Français au moment de couper la ligne victorieuse mais un élément de satisfaction tout de même à l'heure de reprendre ses esprits au terme de l'étape, celui du devoir accompli. Et sans tricher s'il vous plaît.

Au classement général, il fallait s'y attendre, l'heure était au changement. Pas significatif au premier coup d'oeil puisque Cadel Evans, 20e, conserve son maillot jaune devant Franck Schlek et Christian Vandevelde. Pas de bouleversement concernant le maillot vert, toujours sur le dos d'Oscar Freire. En revanche, Ricco parti avec De La Fuente dans son sillon, ce sont Sebastian Lang et le vainqueur d'étape du jour Mark Cavendish qui reprennent respectivement les maillots du meilleur grimpeur et du meilleur jeune. Coup double pour Cavendish, plus que jamais roi du sprint de cette édition 2008;

La rédaction