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Les Alpes ont tranché

Andy Schleck

Andy Schleck - -

L’étape entre Les Rousses et Avoriaz-Morzine, ce dimanche, a fait la part belle aux purs grimpeurs. Andy Schleck est le vainqueur du jour, Cadel Evans le nouveau maillot jaune.

La huitième étape du Tour a choisi. Pas son champion mais sa victime. Le col de la Ramaz et l’ascension d’Avoriaz ont confirmé que le titre allait se jouer entre trois hommes : Alberto Contador (Astana), Andy Schleck (Saxo Bank) et Cadel Evans (BMC). L’éventail des vainqueurs s’est resserré avec la haute montagne et on s’y attendait.

Le Mével (FDJ), meilleur Français l’an dernier, l’avait annoncé en prédisant que des « cadors allaient exploser ». Lance Armstrong a endossé ce rôle. L’Américain est la grande victime de cette étape de 189 km courue sous 30° de chaleur. Le leader des RadioShack a accumulé les alertes, chutant deux fois dans la plaine. Dans le col de la Ramaz (cat. 1), le Texan a explosé à une cinquantaine de km de l’arrivée, lâché par le peloton emmené par Contador, Schleck et Evans.

Ces trois-là n’ont pas déçu. Le Luxembourgeois coiffe l’Espagnol dans les derniers hectomètres pour remporter l’étape devant Sanchez (Euskatel) et Gesink (Rabobank). Contador passe la ligne 5e, Evans 6e. C’est dans ce trio-là qu’il faudra aller chercher le vainqueur sur les Champs-Elysées. Si Schleck a frappé fort, il paraît pourtant seul, s’étant gaillardement porté aux avant-postes pour rivaliser avec Contador, au contraire de l’Espagnol parfaitement entouré (Navarro et Vinokourov). Evans a, lui aussi, semblé esseulé. Un manque de solidarité qui pourrait compter dans les jours à venir.

Armstrong et Chavanel ont explosé

Sans surprise, les Français ont disparu dans le dernier effort. Chavanel, payant son mini-raid en solitaire dans le Jura a concédé 11 minutes pour reculer à la 32e place au général (+10’). Pineau n’a pas fait mieux, relégué à 21 minutes (58e au général, +27’), mais conservant son Maillot à pois. Le premier Français de l’étape se nomme Anthony Charteau (Bbox), 20e. Au général, il faut atteindre la 22e place pour trouver trace d’un coureur tricolore (D. Monier, COF, +6’19). Après avoir animé la première semaine taillée pour les sprinteurs et les baroudeurs, les Français sont rentrés dans le rang à l’heure des cols à 10%. A l’image de Lance Armstrong...

Louis Chenaille avec P.-Y. L. à Morzine