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McQuaid : « Le cyclisme a changé »

Pat McQuaid

Pat McQuaid - -

Avant le départ de la Vuelta ce samedi, le patron de l’UCI balaie l’actualité du vélo et affirme qu’avec le passeport biologique, il est mieux armé pour lutter contre le dopage.

Pat McQuaid, voyez-vous un favori pour le prochain Tour d’Espagne ?
Je n’ai pas encore exactement étudié la liste des participants mais Andy Schleck fera encore partie des favoris après ce qu’il a montré au Tour de France.

Avez-vous apprécié le Tour de France cette année ?
Oui, on a eu droit à une édition passionnante, beaucoup d’incertitude, de belles victoires, c’était une très belle année pour le Tour. C’est bien de voir que les coureurs français peuvent bien figurer sur le Tour. Avec six ou sept victoires d’étapes, ils sont sur la bonne pente et ça va continuer.

Qu’est-il sorti des contrôles concernant les vélos mécaniques ?
Cette histoire a été montée par les médias, elle n’a jamais eu de substance. Ça a crée le doute dans l’esprit des gens et l’UCI a dû prévoir ces tests avec des scanners. On a contrôlé plusieurs machines chaque jour et on n’a rien trouvé. Cette histoire n’est même pas terminée, elle n’a jamais existé.

Aucun coureur positif sur le Tour de France jusqu’à présent…
C’est vrai, il n’y a eu aucun cas positif pour le moment et j’espère que ça en restera ainsi. J’ai dit que le cyclisme avait changé et avec le passeport biologique, l’UCI est mieux armée pour lutter contre les contrevenants. Les équipes sont convaincues que notre discipline doit être libérée du dopage.

Quel est votre sentiment à propos du transfert de Riccardo Ricco (condamné deux ans en 2008 pour prise d’EPO) chez Vacansoleil ?
Il a purgé ses deux ans de suspension, le règlement prévoit qu’il peut revenir.

« Il n’y a jamais eu de vélos électriques »

Que répondez-vous au Wall Street Journal qui avançait récemment qu’un certain nombre de passeports biologiques suspects n’avaient pas été traité par l’UCI ?
Cette histoire remonte à une réunion avec les experts du passeport biologique qui a eu lieu en décembre. La discussion a porté sur six cas : trois font l’objet d’une procédure disciplinaire, un a déjà été condamné (Franco Pellizotti, ndlr) et deux demandent une poursuite de la réflexion. Ça n’a rien d’extraordinaire, c’est la procédure habituelle. Si l’UCI estime qu’on peut aller au bout de la procédure, on ira, mais on doit être sûr de nous. Il n’y aucune date butoir, on tranchera quand on estimera qu’on est prêt.

Vous avez récemment critiqué la manière dont est menée l’enquête fédérale américaine contre Lance Armstrong après les accusations de dopage de Floyd Landis…
Je ne veux plus parler de cette histoire, il y a une procédure en cours, et je ne me prononcerai qu’une fois celle-ci terminée.

Propos recueillis par Louis Chenaille