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7e étape : Les « Belles Filles » leur tendent les bras

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La 7e étape entre Tomblaine et la Planche des Belles Filles s’annonce comme le premier juge de paix de ce cru 2012. Et si la Grande Boucle ne se jouera pas ici, certain leaders pourraient déjà y perdre tout espoir de victoire finale.

Longue de 199 km, cette 7ème étape du Tour de France 2012 met en émoi tous les amateurs de la Petite reine. Car les Vosges et surtout la montée finale qui se profile s’annoncent comme le théâtre du premier bras de fer entre les favoris.

Si le peloton devra encaisser un début d’étape accidenté fait de bosses et de petites montées, les choses vont rapidement se décanter peu après le ravitaillement de Laveline-Devant-Bruyères.

Vont ainsi s’enchainer le Gérardmer (col de 5ème catégorie), le col du Ménil (non répertorié mais assez sec), le col du Mont de Fourche (3ème catégorie 600m à 6,4%), l’Ecromagny (non répertorié) et le Plancher-les-Mines (non répertorié). Soit près de 6 difficultés à encaisser en moins de 60km, et qui solliciteront les organismes.

Un nom charmant, une montée terrible.

Mais tout cela ne sera qu’une mise en bouche avant le terrible dessert qui attend les coureurs : la Planche des Belles Filles. Une montée finale inédite qui pourrait s’avérer impardonnable pour les coureurs diminués. Avec une montée longue de 5,9km, un pourcentage moyen de 8,5%, et 200 derniers mètres avec des passages proches de 28% (!), c’est un véritable mur. Une montée qu’on pourrait rapprocher dans ses pourcentages de certaine montée historiques, comme le Mur de Huy ou le Cauberg. Un parcours dit « accidenté » qui pourrait forcer certains leaders faibles en contre-la-montre à tenter leur chance en partant de loin.

Enfin, il faudra répondre à la problématique : le parcours avantage-t-il des puncheurs ou des grimpeurs ? Car avec son profil assez court mais très dur, difficile de dire qui de Sagan et Gilbert estampillés puncheurs, ou Valverde et Nibali étiquetés grimpeurs explosifs, pourront lever les bras au sommet.