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A.Schleck : « Voeckler ne sera pas aussi dangereux dans les Alpes »

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Si Thomas Voeckler enchaîne les jours en jaune, Andy Schleck ne croit pas forcément dans les chances du Français, comme il l’a confié à Cyrille Guimard, son ancien directeur sportif au Vélo Club de Roubaix (2004).

Fin du contrôle antidopage au Plateau de Beille. Andy Schleck est resté de longues minutes dans l’algeco avant de descendre les quelques marches qui le séparent des médias. Détendu, le Luxembourgeois se dirige d’abord et logiquement vers les journalistes de son pays. Mais avant cela, il n’a pas manqué de saluer son ancien directeur sportif et aujourd’hui consultant pour RMC Sport, Cyrille Guimard. « Tu vas bien Cyrille », lui lance-t-il dans un sourire. La conversation entre les deux hommes s’engage.

Andy, on vous a vu ton frère et toi enchaîner les attaques, mais sans grand succès…

Oui, on enchaine tous les deux, mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu le vent de face. C’était très difficile dans ces conditions. Et puis, il reste les Alpes, ça sera différent. C’était une étape difficile, mais pas tant que ça. Le plateau de Beille, ça monte, mais ce n’est pas si important. Je ne suis pas déçu.

Et qu’as-tu pensé de l’attitude de Contador ?

Pour le moment, il ne roule pas très offensif. Il est même défensif. Il doit attendre les Alpes pour attaquer. Mais je ne le crois pas fatigué.

Et Thomas Voeckler ?

Thomas peut être un rival s’il continue comme cela. Mais les Alpes sont bien différentes. Il marche très fort et peut viser le podium ou les cinq premières places. Mais je pense qu’il y a surtout Cadel Evans, Ivan Basso, Samuel Sanchez ou Alberto Contador qui ne sont pas loin du tout. Pour le moment, ce sont eux les concurrents les plus importants.

Il ne va donc pas résister dans les Alpes ?

Il marche bien, mais je ne pense pas qu’il puisse être aussi dangereux dans les Alpes. On va enchaîner trois journées à plus de 2500 mètres.

Tu ne penses pas qu’il puisse suivre ?

Non. Tu crois toi ?

Il marche tellement fort en ce moment…

On va bien voir. Il a encore deux minutes. C’est bien pour lui, mais dans les Alpes, tout sera différent.