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Allons z’enfants !

Pierre Rolland

Pierre Rolland - -

Pour le 14 juillet et la fête nationale, les Français ont encore plus à cœur de briller que les autres jours sur les routes du Tour. Une étape pas comme les autres qui fleure bon la gloire pour l’éternité. Alors, à qui le Tour ?

Gagner le jour de la fête nationale est une vaste entreprise et une récompense qui ne s’est offerte qu’à une poignée de champions. Pour s’en convaincre, il suffit de lister tous les Français qui s’y sont imposés : Jacques Anquetil (1961 à Périgueux), Bernard Thévenet (1970 à La Mongie et 1975 au Pra Loup) Raymond Poulidor (1974 au Plat D’Adet), Vincent Barteau (1989 à Marseille), Laurent Jalabert (1995 à Mende et 2001 à Colmar), Laurent Brochard (1997 à Loudenvielle), Richard Virenque (2004 à Saint-Flour), David Moncoutié (2005 à Digne les Bains). Que des champions d’exception, pour un total de 14 victoires un 14 juillet. 

Des victoires qui sont rares mais qui restent inoubliables. David Moncoutié, malheureux hier et contraint à l’abandon, est le dernier tricolore à avoir levé les bras un 14 juillet. « C’était la victoire où je me suis fait le plus mal, se souvient-il. Pour tous les coureurs, gagner une étape c’est important. Mais ça marque encore un peu plus un 14 juillet. On sait qu’on est attendu ce jour-là, et on se souvient plus des coureurs qui ont gagnés un 14 juillet. Cela marque encore plus les esprits. »

39 Français surmotivés

Jalabert, lui, se souvient du soutien du public, un peu plus fort que les autres jours : « J’étais vraiment soutenu par tout le public, je savais que j’allais être soutenu jusqu’au bout. »

Finalement, le seul bémol qui fera peut-être que la fête ne sera pas complète ce samedi, c’est l’absence dans le peloton du maillot tricolore du champion de France en titre, Nacer Bouhanni. Une petite anomalie qui n’était arrivée sur la Grande boucle qu’une seule fois au cours des 10 dernières années. La pression est donc sur les épaules des 39 Français qui, plus que jamais, s’efforceront de faire retentir La Marseillaise. « Cette année, conclut Brice Feillu. Ca arrive au Cap d’Agde, je ne sais pas s’il y aura des femmes dévêtues sur le bord de la route, mais je vais essayer de bien faire ! » Une motivation comme une autre.