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Andy Schleck : « Je vois un Schleck en jaune à Paris »

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Pointés du doigt après leur attitude jugée frileuse dans les Pyrénées, les frères Schleck ont répondu aux critiques à l’occasion de la seconde journée de repos ce lundi. Les deux Luxembourgeois de Leopard sont plus que jamais sûrs de leurs forces. Interview croisée.

Fränk Schleck, qui doit attaquer et prendre les choses en main dans ce Tour ?

F.S. : C’est à nous d’attaquer. Mais j’ai le droit de dire que nous sommes un peu déçus que tout le monde ne regarde que nous. C’est légitime, mais j’ai le droit de dire que ça me déçoit que tout le monde n’attend que les frères Schleck et les Leopard devant. Dès que nous nous sommes mis devant hier (ndlr : dimanche), ça a paniqué. Ce n’est pas une critique.
A.S. : C’est une question que tous doivent se poser. Si on regarde les Pyrénées, je ne suis pas resté derrière. J’ai attaqué pendant les deux étapes. Si Alberto veut gagner le Tour, il doit attaquer. Et il veut le gagner, sinon il ne serait pas sixième au classement. Je pense aussi à Samuel Sanchez et Ivan Basso.

Vos attaques n’ont pourtant pas fait la différence…

A. S. : On ne veut peut-être pas le KO tout de suite. C’est encore tôt dans le Tour. C’est bien d’avoir le maillot jaune. C’est bien de l’avoir une semaine avant, mais c’est à Paris que ça compte. L’année dernière, je l’avais à cette même période et finalement j’aurais bien aimé changer pour ne l’avoir que la dernière semaine. Cette fois, on ne voulait peut-être pas ce maillot jaune dès maintenant.

Fränk Schleck : « Il n’y aura jamais de guerre entre nous »

Ivan Basso a pourtant critiqué votre stratégie de course (ndlr : « je ne comprends pas les frères Schleck », a-t-il déclaré après la montée de Luz Ardiden)…

A.S. : Ivan n’a pas dit ça. Cela a été mal retranscrit par un journaliste, notamment à cause de son anglais. J’en ai parlé avec lui. Je le connais, il n’aurait jamais osé dire ça.
F.S. : Basso n’a jamais critiqué les Schleck. Je ne vois pas le mot « critique ». Je dis juste que c’est embêtant que tout le monde ne regarde que nous.

A quel moment allez-vous définir le leader de votre formation ?

F.S. : Je n’aime pas ces questions. Andy et moi, nous nous comprenons très bien. Si l’un de nous doit se sacrifier pour l’autre, il le fera sans hésiter. Il n’y aura jamais de guerre. Si ça arrive un jour, on arrêtera le vélo.
A.S. : On sait tous les deux qu’on ne peut pas gagner le Tour la même année. Maintenant, on verra comment on est dans les Alpes. J’aime bien décidé en fonction de la course. On fait un scenario idéal, mais parfois, c’est au coureur de prendre la décision. Si j’ai besoin de prendre une décision, je le ferais. Je ne nous vois pas tous les deux sur le podium. Je n’en vois qu’un seul, mais en jaune.