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Cavendish passe la seconde

Mark Cavendish

Mark Cavendish - -

Comme il y a deux jours, le sprinteur de la HTC s’est adjugé l’étape. Ce vendredi, il a devancé Alessandro Petacchi (Lampre) et André Greipel (Omega Pharma-Lotto). Encore une fois, Mark Cavendish était une jambe au-dessus des autres sprinteurs.

Etape de plaine. Echappée au long cours. Sprint massif à l'arrivée. Cavendish vainqueur. Le scénario est mille fois connu. Mais on ne s’en lasse pas. Aujourd’hui, tout comme il y a deux jours lors de la 5e étape qu’il s’est adjugée au Cap-Fréhel (Côtes-d'Armor), le coureur de la HTC était tout simplement irrésistible au sprint. Sur la ligne d’arrivée, Romain Feillu, quatrième, ne pouvait que le constater : « Je n’ai pas la puissance pour rivaliser avec Mark Cavendish et les autres, souffle le Français, dépité. Je suis déçu. Mais c’est comme ça. Il y aura peut-être moyen de faire quelque chose après la montagne. Si Cavendish est fatigué ». Avec, déjà, deux succès au compteur pour le « Cav », c’est mal parti…

Au cours de cette étape de transition où les sprinteurs avaient une belle carte à jouer lors de l’ultime et interminable ligne droite de 1.600 m, le Britannique n’a pas laissé passer sa chance. Comme il y a trois ans, le bolide de l’Ile de Man s’est imposé sur les mêmes longues avenues castelroussines. En 2008, c’était alors son premier succès sur les routes du Tour de France. Un coup d’éclat que le coureur de la HTC n’a pas oublié : « Ici, c’est un endroit qui a une place spéciale dans mon cœur. D’ailleurs, c’est exactement le même finish qu’il y a trois ans. Donc je n’ai pas eu besoin de voir beaucoup de vidéos… ».

Depuis, ce premier succès en a appelé beaucoup d’autres. A seulement 26 ans, celui qui est professionnel depuis 2005 en est déjà à 17 victoires d’étapes. Ce qui fait de lui le septième coureur au nombre d’étapes gagnés dans l’histoire de la Grande Boucle ! Le « Cav » devance désormais le monstre Jacques Anquetil (16), mais reste encore à distance d’Eddy Merckx (34)… Pas grave, le sprinteur a déjà relégué Mario Cipollini (12 étapes remportées) au rang de vague souvenir.

Mais les chiffres ne font pas tout. Une fois encore, l’Anglais s’est montré exécrable en zone mixte. Renouant avec son image de bad boy, Mark Cavendish a étalé son arrogance devant un parterre de journalistes atterrés. Reste que Cavendish est toujours insaisissable. Et surtout, toujours imbattable…

Florian Fieschi