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Contador lance le Tour

Contador a lancé les hostilités à l'entrée des Alpes

Contador a lancé les hostilités à l'entrée des Alpes - -

Le Norvégien Thor Hushovd s’est imposé à Gap, signant sa deuxième victoire en quatre jours, mais l’arrivée dans les Alpes aura surtout été l’occasion de voir les favoris passer à l’attaque, à l’initiative de l’Espagnol. Son duel avec l’Australien Cadel Evans se précise…

La journée de repos a été bénéfique à Alberto Contador qui a ouvert les hostilités dans l’ascension du col de Manse. Fantomatique dans les Pyrénées, le double tenant du Tour de France a dynamité les pré-Alpes, lors de la 16e étape courue mardi entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et Gap. « Je n’avais plus mal à mon genou lundi, alors je me suis testé », a expliqué le triple vainqueur de l’épreuve. Il lui aura quand même fallu trois attaques pour faire exploser le groupe du maillot jaune dans les quinze derniers kilomètres, avec Andy Schleck dans le rôle du grand perdant.

Après une belle résistance de Thomas Voeckler, seuls Cadel Evans et Samuel Sanchez sont restés dans sa roue, et c’est l’Australien, l’ancien vététiste, qui a brillé dans la descente très technique, rendue glissante par la pluie, de la Rochette, pour passer la ligne avec une petite poignée de secondes d’avance sur les deux Espagnols.

Thomas Voeckler a assuré l’essentiel en limitant la casse sur Evans et Contador à une vingtaine de secondes de débours. « Ce n’est pas une bonne journée pour moi, mais je ne suis pas le seul », maugréait le coureur Europcar après la course. « Il n’y a pas de gros écarts, reprend Cyrille Guimard, consultant RMC Sport, mais il y a des écarts dans la tête, psychologiquement cette étape a fait des dégâts. »

Au général, Voeckler devance Evans au général, nouveau dauphin, avec 1’45, suivi de Fränk Schleck (+1’48). Derrière, le trou n’a pas été comblé avec un deuxième groupe composé d’Andy Schleck (3’03), Samuel Sanchez (3’26), et Alberto Contador (3’42). L’Espagnol est revenu à moins de quarante secondes du Luxembourgeois.

Voeckler résiste, les frères Schleck inquiètent

Si un col de deuxième catégorie offre de tels pétards, quel feu d’artifice nous réserve les trois prochaines étapes, à commencer dès demain par un passage à Sestrières (cat. 1), avant la descente sur Pinerolo ? Une étape qui ne convient pas à Andy Schleck, inquiétant à l’entrée des Alpes. « Il descend comme un tréteau », lâche Guimard. A moins d’un sursaut improbable du leader Léopard Trek, tous les regards vont se porter sur le duel annoncé Contador-Evans, avec un avantage pour le leader BMC.

L’Espagnol devra compter sur le Galibier et l’Alpe-D’Huez pour récupérer trois minutes. « Alberto n’est pas à 100%, comme il l’était en 2007 ou 2009, note son compatriote Oscar Pereiro, vainqueur 2006. Il est fort dans la tête, mais sa condition physique n’est pas optimale. » Avec un chrono à Grenoble en sortie des Alpes, le tour est peut-être venu pour Evans, abonné aux places d’honneur. « J’y vais pour faire un bon résultat », déclarait l’Australien à l’arrivée à Gap. On est prêt à le croire..

Le titre de l'encadré ici

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17e étape : Gap-Pinerolo (Italie), 179 km
Gare à la glissade !
J-1 avant d’attaquer les choses sérieuses, à savoir les légendaires épreuves alpestres aux cols vertigineux. Mais ce mercredi,  la 17e étape du Tour propose en guise de mise en bouche  un parcours de 179 km entre Gap, commune incontournable de la grande boucle (ville-étape pour la 21e fois) et Pinerolo en Italie. Une escale transalpine inédite qui sera le seul écart extra-frontalier du Tour de France 2011. Mais avant d’arriver jusqu’à la commune italienne, qui a donné son nom à l’historique club de football uruguayen du Penarol Montevideo, les coureurs devront affronter la  montée de Briançon (1.4 km à 8.3 % ) , le col de Montgenèvre (7,9 km à 6,1 % de moyenne, pente maximum : 8%) et la montée  de Sestrières (11,1 km à 6,3 % de moyenne, pente maximum : 9,5%). Trois ascensions qui précèdent une redoutable descente de 50 km débouchant sur l’Italie. D’autant plus hostile si la pluie est au rendez-vous sur les routes. En 2006, la ville de Pinerolo avait accueilli les épreuves de Curling lors des Jeux Olympiques d’hiver de Turin… alors gare à la glissade.