RMC Sport

Le repos avant la tempête

Bradley Wiggins, Cadel Evans et Vincenzo Nibali font relâche avant de s'expliquer dans les Pyrénées

Bradley Wiggins, Cadel Evans et Vincenzo Nibali font relâche avant de s'expliquer dans les Pyrénées - -

Les 156 rescapés du peloton décompressent ce mardi après deux semaines de course intense. L’occasion de souffler et de soigner les bobos avant d’affronter les gros cols pyrénéens, mercredi.

Le mardi, c’est repos. Après deux semaines de course, de chutes et d’étapes alpines harassantes, le peloton décompresse, ce mardi, avant d’entamer les cinq derniers jours du Tour de France. Une semaine après le premier jour de relâche marqué par « l’affaire Di Gregorio », l’attente commençait à être longue pour les rescapés du peloton. Les premiers signes de grosse fatigue se sont bien fait sentir lundi. Sur une étape courte, six coureurs ont jeté l’éponge (Chavanel, Jérôme, Bernaudeau, Van Hummel, Lancaster, Hutarovich). Les multiples tentatives d’échappées lors de la 15e étape ont usé les organismes et le mental. « Pendant deux heures c’était très dur, témoigne Thibaut Pinot (FDJ-Big Mat). Le peloton a lâché du mou parce que tout le monde était fatigué. »

Conséquence : il ne reste plus que 156 coureurs dans le peloton. La journée de repos sera donc l’occasion de recharger les accus. « Ça va nous faire du bien, souffle Arthur Vichot (FDJ-Big Mat), d’autant que je suis malade depuis quelques jours. On va pouvoir bien profiter de la victoire de Pierrick Fédrigo. » Pour certains, comme le maillot jaune, Bradley Wiggins, repos ne rime pas forcément avec relâchement. « Une grande journée l’attend, témoigne Cyrille Guimard, membre de la Dream Team RMC. Ce sont des journées très pénibles parce qu’il va être très sollicité. »

Voeckler : « Je préférerais qu’il n’y ait pas de journée de repos »

D’autres coureurs attendent Paris avec impatience. « Moi j’ai la chance d’être en famille depuis déjà deux semaines, rappelle Thomas Voeckler. Je préfèrerais qu’il n’y ait pas de journée de repos et que ça s’arrête samedi. Surtout que le samedi, les boites sont ouvertes alors que le dimanche, elles sont fermées ! » Au regard des cols pyrénéens (Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde) qui attendent les coureurs mercredi, la fête semble encore loin.