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Les coureurs du Tour sont-ils superstitieux ?

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Vendredi 13. Une date particulière pour bon nombre de sportifs de haut niveau. Journée noire ou jour de chance, les coureurs du Tour de France sont-ils superstitieux ? Enquête au cœur du peloton.

Si la tendance générale sur le Tour de France n’est pas à l’utilisation de gri-gri, porte-bonheur ou autres objets de superstition, de nombreux coureurs restent quand même attachés à certaines habitudes. Vincent Jérôme, de l’équipe Europcar ne croit pas trop non plus en ces choses-là, même s’il « tenterait bien sa chance à l’Euromillion demain (ce vendredi , ndlr) ».

Chez FDJ, c’est un jour pas commun, explique Marc Madiot. « C’est un jour très particulier pour l’entreprise la Française des Jeux, on sait que c’est un tirage particulier. On voit toujours un côté bonheur dans la superstition. C’est un moyen de se motiver et de se rassurer », ajoute le patron de la formation française. Du côté de la BMC, Amaël Moinard ne verse pas dans le gri-gri. Le Français n’hésite pas en revanche à dénoncer son camarade italien, Manuel Quinziato : « Lui, il ne faut pas lui parler de chat noir ou renverser le sel sur la table. Il est très superstitieux. »

D’une manière générale, porter le chiffre 13 dans le peloton n’est pas toujours très apprécié. Il existe d’ailleurs une autorisation pour que le coureur qui porte le dossard 13 sur le Tour puisse le mettre exceptionnellement… à l’envers ! Et ce qui est valable pour le coureur, l’est également pour la voiture n°13.

Des rituels plutôt que des gris-gris

Cyrille Guimard, membre de la Dream Team RMC sport, ne courait jamais sans ses gants. « Un jour, je me suis retrouvé sur la ligne de départ sans mes gants. J’ai demandé à mon équipe d’envoyer une voiture à l’hôtel pour me les ramener, raconte-t-il. Je ne pouvais pas courir sans, c’était impossible ». Mais aujourd’hui, plus que les gris-gris, ce sont certains rituels ou tics gestuels que pointe du doigt l’ancien directeur sportif à succès.

Luc Leblanc, autre membre de la Dream Team RMC sport, n’avait lui non plus aucun porte-bonheur. Mais pendant ses premières années professionnelles, il portait sous son maillot, la photo de son jeune frère disparu très tôt.

Arthur Didier avec PYL