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Météo : ASO a prévu des plans B

Le col du Galibier

Le col du Galibier - -

A la veille de l’ascension du Galibier, et alors que les conditions météos n’incitent guère à l’optimisme, l’organisation dispose de plusieurs possibilités en cas de route impraticable.

Jean-François Pescheux ne perd pas son humour. Même si la météo capricieuse tracasse l’organisation et les coureurs, le directeur du Tour sent les questions venir. « Vous, vous venez me parler de la météo », glisse le directeur de course chez ASO ce mardi matin au départ de la 16e étape. Même si les prévisions sont moins catastrophiques que prévues, pluie, grêle, vent, voire neige pourraient se dresser sur la route des coureurs alors que le peloton s’attaque aux Alpes. C’est pour ça que le conseil général des Hautes-Alpes a fait déneiger et saler les dernières pentes du Galibier ces dernières heures. Il faudra même utiliser des lances à incendie pour retirer les 150m3 de coulées de boue dans l’Izoard qui culmine à 2360m.

« L’organisateur est en contact permanent avec les services du département pour savoir s’il y a un danger à faire passer les coureurs. Ça nécessite une coordination entre les différents services en place sur le Tour de France », explique André Bancala, de l’assemblée des départements de France. Le dernier mot appartient ensuite aux organisateurs qui s’appuient sur l’expérience des gens de la route : les pompiers, les forces de l’ordre ou les membres du département. « Toutes les personnes capables de dire si une route est praticable ou non », conclut Bancala.

Pescheux : « S’il faut juger l’arrivée ailleurs, on le fera »

Pour les coureurs, et même si pour le moment ils ne se sont pas préoccupés de la question, c’est surtout le verglas qui est à craindre. Sur 1 cm de neige, il est toujours possible d’avancer. Dans ce cas les organisateurs pourraient neutraliser ou arrêter la course. « S’il faut juger l’arrivée ailleurs, on le fera », explique Jean-François Pescheux, le directeur de course. Comme en 1996 où le Galibier n’avait pas pu être escaladé. Ce jour-là, Bjarne Riis l’avait emporté à l’issue d’une étape de 46km seulement.

« On peut aussi neutraliser une course, l’arrêter, modifier l’arrivée ou le départ. On s’adapte, continue Pescheux qui présente son arsenal de possibilités. Mais il faut prendre les choses dans l’ordre et au moment opportun. » Et à voir les dernières informations délivrées par Météo France, la situation semble être moins critique que le laissaient penser les premiers communiqués.