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Péraud avance masqué

Jean-Christophe Péraud, 11e au général pour son premier Tour

Jean-Christophe Péraud, 11e au général pour son premier Tour - -

Onzième du classement général, le coureur Ag2r-La Mondiale dispute à 34 ans son premier Tour de France. Le vice-champion olympique de VTT de Pékin n’a qu’une seule chose en tête : terminer dans les dix premiers.

C’est un drôle de novice qui participe à 34 ans son premier Tour de France. Vice-champion olympique de VTT en 2008 à Pékin, Jean-Christophe Péraud ne dispute que sa deuxième saison chez les professionnels de la route. Arrivé chez Omega-Pharma Lotto l’année dernière, il devait remplacer Cadel Evans, parti chez BMC. Sauf que Jurgen Van den Broeck, qui lorgnait la place, n’a pas vu cette arrivée d’un bon œil. Alors Péraud trouve un terrain d’entente avec ses dirigeants pour rompre son contrat. Cap sur la France et AG2R-La Mondiale.

Son début de Tour de France est difficile. Lui qui visait ouvertement une entrée dans le Top 10 chute dès le première jour et concède 1’55 aux Monts des Alouettes. « Il y avait beaucoup d’inconnus au niveau technique, tactique, sur le fait de frotter, explique Vincent Lavenu. Désormais, ça va mieux. Il s’est rassuré et aujourd’hui son coup de pédale est bon en montagne. » Jean-Christophe Péraud parvient même à suivre les favoris dès que la route s’élève. Onzième du général à 7’53 de Thomas Voeckler, il reste dans ses objectifs. « Le général est assez ingrat. On est souvent caché sur tout le Tour, mais sportivement c’est intéressant », justifie-t-il.

Dupond : « Il faut parfois le booster »

Alors que tous les regards sont braqués sur Thomas Voeckler, lui s’en accommode volontiers. Discret, il a aussi besoin de se sentir seul. Comme lorsqu’il arrive au sommet du Plateau de Beille et préfère trainer du côté de la zone technique, plutôt que de filer vers son bus. « Qu’il soit content ou déçu, ce n’est pas un expansif, peut-on entendre à son sujet. Il semble parfois ailleurs. » Hubert Dupont est celui qui partage sa chambre sur ce Tour. Alors forcément, il a un avis sur son colocataire. « Il est très cool. C’est un peu ‘‘no stress’’. Il faut parfois le booster pour qu’il sorte de la chambre. Mais c’est un bon mec, c’est royal d’être avec lui. »

A quatre jours de l’arrivée à Paris, « JC » est en mesure de réaliser son objectif. Très méticuleux dans la préparation de ses courses, il ne laissera rien au hasard. Il a même besoin de se renfermer dans sa bulle à l’approche de l’échéance. Pas question par exemple d’essayer de le rencontrer avant un contre-la-montre. Et c’est aux côtés de ses proches qu’il se ressource. Lors de la première journée de repos, Péraud a ainsi passé de nombreuses heures avec sa femme et son fils Baptiste, venus le rencontrer. De quoi lui donner la force nécessaire pour enchaîner les quatre dernières étapes qui le mèneront à Paris.