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Tour de France : Jalabert jette l’éponge

Laurent Jalabert

Laurent Jalabert - -

Moins de vingt-quatre heures après les révélations de L’Equipe sur sa positivité à l’EPO lors du Tour de 1998, Laurent Jalabert a décidé de renoncer à ses activités de consultant TV-radio sur le Tour de France « afin de pouvoir préparer une défense sereine ».

Est-ce une forme d’aveu ou un simple renoncement pour éviter de vivre trois semaines d’enfer, au cœur de la meute du Tour de France ? Toujours est-il qu’au lendemain des révélations de L’Equipe sur la positivité à l’EPO de Laurent Jalabert lors du Tour de France 1998, l’ancien numéro un mondial a décidé de lâcher la rampe. Et de renoncer à ses activités de consultant TV-radio sur le Tour de France, pour le compte de France Télévisions et RTL.

« Afin de pouvoir préparer une défense sereine le moment venu, j'ai décidé en toute liberté de suspendre dès aujourd'hui mes collaborations en tant que consultant auprès des différents médias, a indiqué Laurent Jalabert dans un communiqué transmis à l'AFP. Je suis l'objet de révélations qui n'ont été portées à ma connaissance que par voie de presse, et sans aucun élément de droit. Je ne souhaite pas que ces évènements puissent ternir la fête du 100e Tour de France, ni qu'ils puissent porter préjudice à l'image de mes partenaires. »

S'éviter trois semaines d'enfer

Icône française du cyclisme ultra-populaire en France et en particulier sur les routes de la Grande boucle, Laurent Jalabert a certainement pris la meilleure décision immédiate qui s’imposait. Car durant trois semaines, nul doute que l’ancien leader de la Once aurait vécu un authentique enfer, ne cessant d’être interpelé sur le sujet. Aussi bien par les très nombreux médias qui couvrent l’événement, que par le public venu en masse. Surtout, le 18 juillet, il aurait été de nouveau au cœur de la tourmente puisque c’est ce jour que sera rendu publique le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur l’efficacité de la lutte antidopage. Le jour de l’étape de l’Alpe d’Huez

A 44 ans et après une reconversion réussie comme consultant, mais aussi comme triathlète et sélectionneur de l’équipe de France cycliste (il a démissionné de ses fonctions depuis), Laurent Jalabert traverse l’une des périodes les plus agitées de sa carrière. Par le passé, il avait déjà dû faire face à plusieurs accusations de dopage, notamment lors de l’instruction de l’affaire Festina puis lors de garde à vue d’Alex Zülle (un de ses anciens coéquipiers de la Once) en 1998. Mais aussi au début des années 2000, dans la presse italienne puis à la télé danoise. Ou encore en 2006, quand son nom avait été cité à l’occasion d’un procès dans le milieu du cyclisme amateur.

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« C'est avec regret que France Télévisions prend acte de cette décision, en espérant pouvoir prochainement lui renouveler sa confiance », a indiqué FranceTvSport dans un communiqué. De son côté, RTL a indiqué comprendre « la décision de son consultant et espère pouvoir prochainement lui renouveler sa confiance ».