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Tour de France : la 14e étape elle est pour... Bryan Coquard

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. Au lendemain du premier contre-la-montre individuel, 208,5 km de remontée vers le Nord attendent les coureurs ce samedi entre Montélimar et le Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes. Un tracé sans difficulté majeure, dont le principal acteur pourrait être le vent de face. L’arrivée devrait se régler au sprint entre gros mollets du peloton.

Le petit cours d’histoire-géo du jour

Entre le premier contre-la-montre et l’étape alpestre prévue dimanche (Bourg en Bresse – Culoz), le Tour met le Cap au Nord ce samedi. Les coureurs laisseront derrière eux les nougats de Montélimar avec pour objectif final le Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes, site d’une arrivée promise aux sprinteurs. Ouverte en 1970, cette réserve ornithologique, présentée comme la plus grande de France, s’étend sur 380 hectares et abrite 3000 espèces d’oiseaux. Si les coureurs auront peut-être le loisir de déguster un bon poisson de Dombes, spécialité locale, pas sûr qu’ils aient le temps d’admirer l’envol du héron cendré. Si le Tour ne s’est jamais arrêté ici, le Dauphiné l’avait fait en 2015. Nacer Bouhanni s’était imposé au sprint.

Le nombre de bornes que les courageux vont se fader

Avec ses 208,5 km, l’étape du jour propose le cinquième tracé le plus long du Tour. Un parcours facile à situer qui remonte le couloir rhodanien, avec comme principale difficulté, outre trois bosses de catégorie 4, le vent de face annoncé. Dans ces conditions, il ne sera pas facile à ceux qui tenteront l’aventure de l’échappée de résister au retour du peloton.

Le favori qu’on va surveiller aujourd’hui

Lors de cette étape de transition, les principaux leaders devraient rester bien au chaud dans le peloton. Pas de bouleversement à attendre au classement général. Chris Froome, nanti de sa confortable avance (1’47’’) sur Bauke Mollema devrait bien monter sur le podium encore en jaune ce samedi soir. Et Nairo Quintana n’attaquera pas sur du plat.

La grosse cote pour la victoire d’étape

Devancé d’à peine un boyau par Marcel Kittel lors de la 4e étape, Bryan Coquard est tout près de sa première victoire dans le Tour de France. A 24 ans, le sprinteur « petit format » de l’équipe Direct Energie en rêve et clame son impatience. Ce samedi, il disposera de trois kilomètres de ligne droite dans le final pour lancer la machine lors d’un sprint qui s’annonce très tactique. Le coup parait jouable même si les rivaux expérimentés sont nombreux à l’image des Sagan, Cavendish, Kittel et autres Greipel, toujours en quête d’un succès sur ce Tour.

la rédaction