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Tour de France : une journée entre repos et micros

Mark Cavendish

Mark Cavendish - -

Les coureurs du Tour de France ont pu goûter ce lundi à leur première journée de repos depuis le départ de Corse. L’occasion de profiter de la famille et du soleil, recharger les batteries et répondre aux sollicitations médiatiques.

Après avoir souffert dans les Pyrénées, les coureurs ont soufflé au bord de l’Atlantique. Remonté dans le Nord-Ouest pour aborder la deuxième semaine de course, qui débute ce mardi avec la 10e étape entre Saint-Gildas-des-Bois et Saint-Malo, le peloton du Tour de France a pu goûter à une première journée de repos bien méritée. Et chacun l’a passée comme il l’a voulu. « Chacun fait en fonction de ses envies », explique Vincent Lavenu, le manager d’AG2R La Mondiale, dont les coureurs étaient logés dans un hôtel à une heure de route de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Jean-Christophe Péraud et ses sept coéquipiers ont tous choisis d’aller rouler pendant environ une heure et demie, sous le soleil. Les Sky de Christopher Froome sont, eux, sortis deux heures trente, en comptant la pause-café. Ensuite, programme à la carte. « Ça fait vraiment du bien. Ce matin on s’est levé un peu plus tard que d’habitude pour profiter un peu et qu’on ne soit pas pressé, explique Hubert Dupont, le grimpeur d’AG2R La Mondiale. On a pris le petit-déjeuner en prenant notre temps. On est allé faire un petit tour de vélo, puis on a pris le repas. Ensuite un massage, une petite sieste et on a vu l’ostéopathe. »

Bardet exempté de rendez-vous médiatique

Les plus chanceux ou les locaux ont pu profiter d’une petite visite familiale pour se ressourcer, à l’image de Sébastien Minard (AG2R La Mondiale), qui a passé une partie de la journée avec sa femme et son enfant. Le jour de repos est aussi l’occasion pour les équipes et les coureurs de se prêter au traditionnel marathon médiatique. Une « épreuve » dont Romain Bardet (22 ans), 20e au général pour son premier Tour, a été exempté afin d’être préservé au maximum.

Si les équipes françaises ouvrent leurs portes assez facilement, tout est en revanche plus réglé chez les grosses écuries. C’est dans le cadre idyllique de l’hôtel Hermitage de La Baule (cinq étoiles), lieu où l’ancien président français Nicolas Sarkozy a ses habitudes, qu’Alberto Contador et ses coéquipiers de Saxo Tinkoff ont répondu aux questions des médias venus très nombreux. Le tout sous les yeux de clients tirés à quatre épingles et qui ne s’attendaient sans doute pas à passer une journée de leurs vacances en compagnie de cyclistes et de journalistes.

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Alexandre Alain avec Pierrick Taisne, à Saint-Nazaire