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Tout va se jouer dans les Pyrénées

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Les 16e et 17e étapes qui auront pour décor les Pyrénées, s’annoncent dantesques pour les 156 coureurs encore en lice. Wiggins a-t-il déjà partie gagnée ?

« Tout peut être bouleversé ». Pour le directeur du Tour, Christian Prudhomme, la victoire finale de Bradley Wiggins, Maillot Jaune depuis le 7 juillet, n’est pas encore assurée. Les deux étapes pyrénéennes qui auront lieu mercredi et jeudi pourraient faire évoluer le classement général. « D’autant plus qu’il va faire chaud, ajoute Prudhomme, avec 30 ou 32 degrés. »

Avant de retrouver la plaine et un troisième et ultime contre-la-montre individuel samedi, le peloton devra d’abord franchir les cols d’Aubisque et du Tourmalet classés hors catégorie (montée à 7%), puis les cols d’Aspin et de Peyresourde (première catégorie) pour rallier Bagnères-de-Luchon de Pau (197 km), l’une des étapes les plus exigeantes de la Grande Boucle 2012. « A quatre jours de l’arrivée, cela va faire mal !, savoure d’avance Jean-François Pescheux, qui a concocté le parcours. D’autant que le tracé correspond à la véritable étape de montagne telle que je la conçois : pas d’arrivée au sommet, qui a tendance à bloquer un peu la course, mais un terrain sans cesse en mouvement. »

Prudhomme : « Sur les 50 derniers km, pas un mètre de plat »

Et le lendemain ? Point de relâche. Col de Menté (première catégorie), col des Ares (2e) puis côte de Burs (3e) et enfin le Port de Balès (hors catégorie). « Sur les 50 derniers kilomètres (jusqu’à l’arrivée à Peyragudes), il n'y a pas un mètre de plat, au sens propre, jusqu'à la flamme rouge », prévient le directeur du Tour.

A Nibali (3e), Evans (4e) et Van den Broeck (5e) de tout donner désormais pour reprendre les 2 à 4 minutes qui les séparent du Britannique. L’affaire s’annonce compliquée, à moins d’une alliance entre ces trois-là. Et encore… l’armada Sky veille au grain.

Sylvie Marchal