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Une 13e étape « open bar »

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Un parcours qui peut sourire à tous, une étape de transition où tous les profils peuvent briller, un peloton fatigué après les Alpes et des Français qui espèrent flamber le 14 juillet. Voilà les ingrédients d’une étape qui s’annonce ouverte.

Les étapes reliant les Pyrénées aux Alpes, ou inversement, sont affublées d’une étiquette peu enviable : celle de fameuses « étapes de transition ». On y espère les baroudeurs, on s’attend à voir un peloton qui laisse filer une poignée de fuyards trop loin au général, on pense aux sprinters usés qui profitent de l’étape pour récupérer et soigner leurs « bobos ».

Seulement, cette étape entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et Le Cap d'Agde se veut plus qu’une simple étape de transition. Déjà, la longueur de l’étape, 217km, empêche de croire à une étape trop facile. A cela s’ajoute les difficultés classiques d’une étape qui empruntera des routes de bord de mer sur près de 30 km. Avec le risque de chutes et les possibles cassures ou coups de bordures, la faute au vent omniprésent. Le meilleur exemple restant l’étape de la Grande Motte en 2009, qui en avait piégé plus d’un.

Vers un final débridé ?

Enfin, la Côte du Mont Saint-Clair (1,2km à 10,2%), seule et unique difficulté du jour, placée à 23km de l’arrivée, pourra laisser les puncheurs et les sprinters qui passent les bosses croire en la victoire d’étape. Jean-François Pescheux, directeur des compétitions chez ASO, déclare au sujet de cette montée : « Ce n’est pas un cadeau, et la course pourrait s’en trouver débridée.»

Un final débridé qui pourrait profiter à Peter Sagan, immense favori ou à Edwald Boasson-Hagen. A moins qu’un Français ne cherche à briller un 14 juillet.