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Voeckler leur fait peur

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Le maillot jaune n’en finit plus d’étonner son monde sur cette Grand Boucle. Le chouchou du public français est même devenu un sérieux rival pour les cadors du peloton. Avant d’aborder une dernière semaine décisive, Contador et les autres évoquent la menace incarnée par le leader d’Europcar.

Thomas Voeckler en jaune après les Pyrénées, les favoris de la Grande Boucle n’avaient pas imaginé un tel scénario. « Je ne le croyais pas capable d’une telle performance, confirme le Luxembourgeois Andy Schleck, 4e à 2’15. Pour le moment, il vole. » Frank, le « frangin » 2e à 1’49, est lui aussi épaté par les exploits répétés du Français : « Cela fait longtemps qu’il m’impressionne. C’est un très bon coureur. Je savais que ça ne serait pas facile de le chercher s’il a le maillot jaune car ça donne des ailes, ça motive. »
Leader depuis six étapes, le coureur Europcar impressionne les cadors du Tour qui voient désormais en lui un rival de plus pour la victoire finale sur les Champs-Elysées. « C’est un candidat crédible, assure même Alberto Contador (7e à 4’). C’est quelqu’un que nous prenons très au sérieux au même titre que les autres favoris. Ce qu’il a montré dans les Pyrénées prouve qu’il a ses chances. Pour moi, avec Cadel Evans, il est aujourd’hui le mieux placé pour remporter le Tour. »

A. Schleck : « On ne va pas le laisser partir… »

Comme le triple vainqueur du Tour, l’Australien (3e à 2’6) se méfie terriblement du Français. Pour John Lelangue, le directeur sportif de BMC, Thomas Voeckler va en tout cas « faire une très bonne performance au classement général. » Ses arguments ? « Il a une super équipe qui roule pour lui. On a vu Anthony Charteau dans une échappée. Pierre Rolland se bat comme un équipier modèle. Il mérite de continuer comme ça. Pour l’instant ils contrôlent la course. Tant mieux, cela nous permet de rester en deuxième rideau. »
C’est clair, Evans comme les autres prétendants à la victoire à Paris, vont surveiller de très près le Français. « On ne va pas le laisser partir dans une échappée, garantit Andy Schleck qui mise sur les étapes alpestres pour faire la différence. Thomas m’étonne. On dit toujours que le maillot jaune donne des ailes. Il en est le parfait exemple. Il est fort et en forme. Mais on va voir comment il traverse les Alpes. Pour lui, ce sera plus difficile que les Pyrénées. Ce n’est pas un grimpeur. Cela peut être un désavantage. Et le contre la montre n’est pas vraiment sa spécialité. » Du côté de Leopard-Trek, on se rassure peut-être déjà comme on peut….