RMC Sport

PES 2020: ce que vaut la démo, à un mois de la sortie du jeu

Attendu en France le 10 septembre sur PC, PS4 et Xbox One, PES 2020 s'annonce prometteur avec sa version démo sortie fin juillet. Le jeu renforce ses points forts, axés sur la construction patiente, tout en proposant des améliorations intéressantes.

La nouvelle saison de la bataille des jeux vidéo de football a déjà commencé. Le 30 juillet dernier, l'éditeur japonais Konami a sorti la version démo d'eFootball Pro Evolution Soccer 2020, le nom officiel de la nouvelle édition de sa mythique franchise. De quoi permettre aux joueurs d'avoir un aperçu anticipé du concurrent de FIFA, leader incontesté depuis plusieurs années mais qui n'est pas encore jouable pour le grand public.

Cette démo de PES 2020 implique que des petits ajustements seront proposés lors de la sortie officielle et complète du jeu, le 10 septembre en France sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. En attendant, les joueurs peuvent disputer des matches rapides, contre l'IA mais aussi en ligne, et tester les nouveautés annoncées avec 13 équipes dont les effectifs sont quasiment à jour: Juventus, Manchester United, Bayern Munich, FC Barcelone, Arsenal, Palmeiras, Flamengo, São Paulo, Corinthians, Vasco de Gama, Boca Juniors, River Plate et Colo-Colo.

Une jouabilité de bon augure

Les premières impressions laissent penser que les puristes du PES seront globalement satisfaits. Tout ce qui fait le sel de ce jeu est bien présent: la vitesse relativement lente, la physique des contacts réussie, la bonne tenue des blocs-équipes, ou encore le plaisir de construire avec des passes non téléguidées.

À cela s'ajoutent deux nouveautés fort bienvenues. La première concerne le "dribble en finesse", permettant une conduite de balle très précise dans les petits périmètres. Cette fonctionnalité semble bien dosée dans le jeu, mais mérite d'être évaluée sur un temps plus long, en particulier dans le cadre du multijoueur. L'autre innovation concerne l'implémentation d'un système de "miss kicks", faisant rater des passes ou des tirs. Sur le papier, cela peut s'annoncer frustrant. Mais il n'en est rien, comme cela ne relève pas de l'aléatoire mais bien, par exemple, d'une mauvaise orientation du footballeur ou d'un enchaînement mal exécuté.

Cette mouture met aussi en exergue une forte propension des attaquants à trouver des espaces et s'y engouffrer. De quoi tenter de longs ballons vers l'attaque. Le comportement intelligent de la défense, couplé aux fameux "miss kicks", semble néanmoins limiter le hourra football. Cela sera encore à vérifier lors des modifications qui seront sans doute apportées.

Lionel Messi dans PES 2020
Lionel Messi dans PES 2020 © Capture d'écran

Un arbitrage omniprésent

En ce qui concerne les points qui pourraient agacer, il y a ce manque de sensation flagrant sur les frappes, en particulier celles avec beaucoup de puissance (sans pour autant qu'elles soient mal réalisées, au contraire). D'ailleurs, ces tirs peuvent légitimement soulever quelques doutes sur la fiabilité des gardiens dans cette situation.

Le vrai point noir concerne toutefois l'arbitrage. Le nombre de fautes sifflées vire parfois au grotesque, pour des contacts qui ne nécessiteraient pas forcément une interruption du jeu. L'omniprésence des hommes en noir implique d'ailleurs d'être bien trop souvent confrontés aux temps de chargement longs et donc très frustrants. Ceux-ci peuvent également être constatés lorsqu'il s'agit de passer les ralentis qui sont, certes, très beaux, mais hachent aussi le déroulement du match. 

Un joli rendu

En matière d'ergonomie, il est aussi assez étonnant de voir que les menus restent encore un éternel point faible. À l'heure où les développeurs mettent l'accent sur une expérience utilisateur simple, la navigation dans PES 2020 est encore mal pensée car peu intuitive. Le curseur dans la page tactique, lorsqu'il s'agit de procéder à des changements de joueurs, peut faire perdre des cheveux.

Enfin, la démo est une nouvelle fois l'occasion pour Konami de montrer les capacités de son moteur graphique (et de mettre en avant ses partenariats). Les images sont ainsi particulièrement clinquantes lorsque les joueurs du Bayern Munich, fort bien modélisés, pénètrent sur la pelouse de l'Allianz Arena, avec les superbes animations dans les tribunes et les splendides jeux de lumière. La cerise sur le gâteau étant cette nouvelle caméra, renforçant plus que jamais l'immersion pour être fidèle à la reproduction d'un match de football à la télévision.

Julien Absalon