RMC Sport

Borel : « Aller chercher la médaille »

Yannick Borel

Yannick Borel - -

L’unique épéiste tricolore avec Gauthier Grumier présent à Londres ne compte pas se laisser charmer par les sirènes des JO. A 23 ans, le champion du monde par équipes vise ce mercredi une médaille, voire carrément l’or si ça chante. Et ne s’en cache pas.

Yannick, pour vos premiers JO, quelles sont vos ambitions ?

J’ai envie de gagner mes trois premiers matchs pour arriver jusqu’à la médaille. Je sais que pour une médaille, il faut gagner quatre matchs. Donc commencer par gagner les trois premiers, arriver en demi-finale et après … Mais on ne sait pas ce qui peut arriver. Pourquoi pas la médaille d’or ?

Vous y croyez vraiment ?

De toute façon, je suis venu pour ça. Ca fait plus d’un an que je travaille pour ça. Je ne suis pas venu pour voir des stars, je suis venu pour chercher une médaille. Eric Srecki (champion olympique d’escrime 1988 et 1992, ndlr) déclarait que « la compétition, c’est pour les audacieux ». J’ai envie d’être audacieux et d’aller la chercher cette médaille.

Avez-vous demandé conseil auprès de Laura Flessel, qui est un peu la « maman » de cette équipe de France d’escrime ?

Pas spécialement. Mais j’essaye de regarder un peu comment ça se passe, et je prends exemple aussi. Sans forcément trop lui poser de questions ni la harceler mais d’elle-même, quand quelque chose ne va pas, elle nous le dit. On voit très bien comment elle agit, comment elle se comporte. On sait qu’il y a des moments où on peut aller voir ce qui se passe dans le village. Et d’autres moments où il vaut mieux rester dans sa chambre et s’isoler de tout ça.

Quels champions aimeriez-vous croiser ?

J’ai croisé Marie-José Pérec, donc ça va (rires). Mais sinon, je serais ravi de rencontrer Usain Bolt ou Yohan Blake. Et en France, j’ai croisé Jo-Wilfried Tsonga, Alain Bernard, … Je pense qu’on en verra tous les jours mais on m’a dit que ça faisait partie des pièges des jeux, qu’il faut essayer de ne pas être fan mais plutôt acteur, donc il faudra faire un compromis entre les deux. Parce que quand tu croises Bolt, tu as quand même envie de marquer le coup !

Propos recueillis par Rodolphe Massé à Londres