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Flessel marquée au fer bleu-blanc-rouge

Laura Flessel

Laura Flessel - -

Pour ses cinquièmes JO, l’épéiste tricolore, arrivée ce mardi à Londres, va endosser le rôle de porte-drapeau. Tout un symbole pour une sportive dont l’immense carrière a toujours été dédiée à la défense des couleurs tricolores.

Si l’on se fie au large sourire qui illumine son visage, Laura Flessel n’a sans doute jamais été aussi heureuse de prendre le train. Accompagnée de tous les escrimeurs tricolores, la « Guêpe » était enjouée ce mardi à la Gare du Nord, dans l’attente du départ de son Eurostar pour Londres. Avant de ranger valises et accessoires, l’épéiste a fièrement posé sur les marches du train, drapeau tricolore dans les bras et ongles bleu-blanc-rouge fraîchement décorés. Comme un symbole de l’affection qu’elle porte à son pays et à l’équipe de France. « Ça fait 20 mois qu’on travaille pour les Jeux, souligne-t-elle. Ça y est, on est habillé avec l’identification (sic) de l’équipe de France. Les choses sérieuses vont vraiment commencer maintenant. »

Après avoir rangé le drapeau qu’elle portera très haut ce vendredi lors de la cérémonie d’ouverture, la Guadeloupéenne ne cache pas sa satisfaction d’avoir été plébiscitée pour emmener la délégation française. Un rôle qu’elle prend très à cœur. « C’est un plaisir avant tout, une fierté, mais aussi une responsabilité parce qu’à travers le porte-drapeau, ce sont plus de 300 sportifs qui vont aller défendre les couleurs de la France, rappelle l’escrimeuse de 40 ans. Forcément, il y a une grosse responsabilité mais pour l’essentiel, ce n’est que du bonheur aujourd’hui. Ce n’est que du plaisir de pouvoir s’asseoir et de se dire qu’on va rentrer dans le village olympique, où il y aura la ‘danse’ des nations. »

« L’image de la France qui gagne »

Arrivée en métropole en 1990, Flessel est un pur produit de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance). Et depuis 1995, date de sa première médaille en Championnats du monde, elle a emmené l’escrime française au firmament, récoltant (en individuelle ou par équipes) six titres mondiaux et surtout deux médailles d’or olympiques. Alors, pour ses cinquièmes JO, elle espère poursuivre sa razzia.

« Le mot d’ordre, c’est de ne rien avoir à regretter et surtout d’être conquérante, lance-t-elle. On y va en essayant de se dire qu’on peut conquérir le Graal olympique. (…) J’ai une compétition le 30 juillet et donc dans ma tête, le compte à rebours est déclenché pour la compétition du 30. Il y a de la fierté d’être là. Je représente l’équipe de France, l’image de la France qui gagne. » Et lorsqu’il s’agit de France et de gagne, Flessel sait de quoi elle parle.

Alexandre Alain avec Nicolas Paolorsi