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Algérie: Belmadi dénonce des tentatives de corruption à son encontre

Présent en conférence de presse ce mardi, le sélectionneur de l'Algérie, Djamel Belmadi, a poussé quelques coups de gueule, notamment contre les ex-candidats à la présidence de la fédération, qui ont tenté d'obtenir son soutien.

Djamel Belmadi n'a pas sa langue dans sa poche. C'était vrai lorsqu'il était joueur, ça l'est toujours depuis qu'il est sélectionneur de l'Algérie. La preuve ce mardi, lors de sa dernière conférence de presse.

Si le coach des Fennecs - avant les matchs amicaux contre la Mauritanie, le Mali et la Tunisie - a parlé football, comme par exemple du retour de Youcef Atal, il a aussi évoqué quelques sujets extra-sportifs. En faisant comprendre son mécontentement.

Alors que la fédération algérienne a récemment changé de président, le sélectionneur a ainsi dénoncé des approches de candidats en coulisses. "Mes joueurs ont été pollués par la transition entre deux présidents de la FAF, a regretté le sélectionneur, selon des propos rapportés par DZfoot. (...) J’ai communiqué parce que mon stage a été perturbé. Entre la Zambie et le Botswana, j’ai quasiment raté toutes les séances d’entraînement parce que j’étais dans des endroits où je ne devais pas être."

"Ils veulent être élus en te rencontrant sous la table"

Et de tacler de manière plus explicite: "Des candidats à la présidence se sont permis de m’appeler. Ils disent venir avec des gens 'importants et de haut lieu'. Je n’aime pas ce langage. Ils veulent être élus en te rencontrant sous la table, mais que veulent-ils de moi? Vouloir voir un coach sous la table avant des élections, pour avoir des avantages. C’est de la corruption non? Dans l’Algérie nouvelle, c’est fini non? Ces gens m’entendent. Qu’ils osent dire qu’ils n’ont pas fait ça..."

Dans une autre séquence, un brin lunaire, Belmadi a également pointé le traitement de son équipe par certains médias locaux. "Quand je regarde une émission de football et que je suis avec mon père, j'ai peur, a-t-il lancé. Avant c'était le cas quand on regardait un film bizarre. Mais maintenant même une émission de foot, où tu devrais être détendu devant, ça parle de filles de mauvais genre, d'histoires de drogue... (...) Il n'y a plus de limites. Et on cite le nom de joueurs. A quoi ça sert de balancer ça sur la place publique avec nos moeurs, nos coutumes? En faisant ça, tu sais que tu balances une bombe atomique dans le groupe."

C.C.