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Barça, C1, Premier League : les confessions de Zlatan

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - AFP

Dans un long entretien accordé au Guardian, Zlatan Ibrahimovic est longuement revenu sur son incroyable carrière. De sa méconnaissance presque totale de la sélection anglaise à l’éducation très stricte de ses deux enfants, Ibra fait du… Ibra.

Pas d’envie de Premier League

« Non (à la question : « Jouerez-vous un jour dans un club anglais », ndlr). Je suis heureux à Paris. Je respecte la Premier League. C’est l’un des meilleurs championnats au monde et celui qui intéresse le plus les médias. Mais je suis heureux car j’ai joué dans tellement de championnats différents. »

Ses enfants n’ont pas intérêt à l’appeler « Zlatan »

« Pour moi, le plus important c’est la discipline et le respect. Quand mes enfants (Maximilian and Vincent) auront 18 ans, ils feront ce qu’ils veulent. Mais tant qu’ils sont sous mon toit, ce sont mes règles. Je veux être leur père avant qu’ils ne réalisent qui est Ibrahimovic. Enfin Zlatan. Ce n’est cette image que je veux leur donner. Même quand ils blaguent et qu’ils m’appellent Zlatan, ça ne me plaît pas. Ils doivent m’appeler « papa ». C’est très sensible. Je ne veux pas qu’ils voient leur père comme les supporters me voient. Partout où je vais, on me reconnaît. On veut une photo avec moi. Mais à la maison, je veux être « papa », pas Zlatan. »

Son seul vrai trophée…

« Tout ce que je pressentais il y a 15 ans est devenu réalité. Tous ceux qui disaient du mal de moi à l’époque regrettent leurs paroles aujourd’hui. C’est ça, mon vrai trophée. J’ai toujours faim. Si je commence à me détendre et que je perds ça, il vaut mieux que j’arrête le football. J’ai besoin d’avoir faim. J’ai toujours le sentiment d’avoir besoin de faire les choses 10 fois mieux que les autres joueurs. Juste pour être accepté et pour progresser. »

Ses records avec la Suède

« Ma 100e sélection (le 8 septembre contre l’Autriche, 1-1) est la preuve que le rêve est devenu réalité. Je m’y attendais. Je savais que j’aurais le record de buts (auteur de 50 réalisations avec la Suède, il a battu la marque de Sven Rydell, 49 buts). Ce record est devenu important seulement quand j’ai dit que je voulais le battre. Il était vieux de 82 ans. Personne n’y pensait avant que je dise qu’il deviendrait le mien. Le capitanat est aussi devenu important quand je suis devenu capitaine. Avant c’était : « OK, tu es capitaine pour quelques matches, après c’est toi. »

Son avis (très bref) sur la sélection anglaise

« J’aime Rooney (le capitaine). Pour moi, il a très faim quand il joue. Je pense que c’est bon pour l’équipe d’Angleterre. Les autres ? Je ne peux pas les juger car je ne les connais pas. »

Le jour où s’est retrouvé face à Wenger

« Aujourd’hui, Wenger dit qu’il s’agit d’une incompréhension (lorsqu’Ibra, alors âgé de 20 ans, n’a pas été retenu par Arsenal à l’issue d’un essai). Mais je n’aime pas qu’on me demande de prouver mon niveau. Je sais que je suis assez fort. Je n’ai pas besoin de le montrer. Soit tu sais qui je suis, soit tu ne le sais pas. Je me souviens que j’étais dans le bureau de Wenger et qu’il était le boss. C’était Wenger ! Mais je ne crois pas que j’étais si proche que ça d’Arsenal puisque le jour d’après je rejoignais l’Ajax. »

Au Barça, « la meilleure équipe de l’histoire »

« J’étais probablement dans la meilleure équipe de l’histoire (2009-2011). Le football pratiqué était très beau. Quand je me préparais avant un match, je savais que j’avais gagné avant le coup d’envoi. Je regardais autour de moi et je voyais Messi, Iniesta, Xavi, Puyol, Piqué, Dani Alves, Busquets. Incroyable ! C’était un football d’une autre planète. J’aimais ça. C’était techniquement parfait. »

Un seul titre lui manque mais…

« J’ai gagné 23 titres collectifs dans ma carrière mais le seul qui me manque c’est la Ligue des champions. Au PSG, on essaie de la gagner. Mais même si on n’y arrive pas, les 23 titres que j’ai déjà gagnés, en considérant de là où je viens, sont incroyables. Je vis une aventure géniale. »

la rédaction