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Boca-River vire au chaos

Boca Juniors-River Plate : confusion autour de Marcelo Gallardo et des joueurs de River

Boca Juniors-River Plate : confusion autour de Marcelo Gallardo et des joueurs de River - AFP

Le 8e de finale retour de Copa Libertadores entre les deux frères ennemis argentins, Boca Juniors et River Plate, a été interrompu à la mi-temps cette nuit à la Bombonera. Des joueurs de River ont été aspergés par un produit irritant, avant d’être pris à partie par les supporters de Boca.

« Les fous ». C’est le titre en Une du site argentin Olé. Les fous, ce sont les supporters de Boca Juniors, qui ont pourri le 8e de finale retour de Copa Libertadores face à l’éternel rival de Buenos Aires, River Plate. Un derby qui sent toujours la poudre et qui, jeudi, n’a pu aller à son terme. Dans une Bombonera pleine à craquer (60 000 spectateurs), les bouillants supporters de Boca espéraient que leur équipe, battue 1-0 à l’aller, renverserait la vapeur. Objectif : un quart de finale face au club brésilien de Cruzeiro.

Il n’en sera rien. Alors que le score est de 0-0 à la pause, des joueurs de River Plate sont aspergés d’un produit irritant dans le tunnel, au moment de revenir sur la pelouse. « Je n'y vois plus rien, je suis brûlé, ce n’est pas la guerre », hurle le défenseur Ramiro Funes Mori. Il n’est pas le seul. Leonardo Ponzio, Leonel Vangioni et Matias Kranevitter sont eux aussi sérieusement touchés aux yeux. Ces quatre joueurs de River seront même hospitalisés pour passer des examens.

Gallardo : « C’est déplorable »

Entre confusion et énervements, le 8e de finale ne reprendra pas. Après plus de deux heures passées sur la pelouse dans une atmosphère irrespirable, les supporters de Boca jetant des projectiles sur les joueurs de River, l’arbitre de la rencontre décide de mettre un terme définitif à ce 8e de final. Celui-ci pourrait être perdu par Boca Juniors sur tapis vert, à moins que les 45 dernières minutes ne soient jouées sur terrain neutre. La Confédération sud-américaine de football (Conmebol) devrait se prononcer sur ces tristes incidents dans les prochaines heures.

« C’est déplorable », peste Marcelo Gallardo, l’entraîneur de River, qui a été obligé d’attendre plusieurs heures avant de pouvoir quitter le stade dans la nuit avec son équipe. De son côté, Daniel Angelici, président de Boca, peut craindre de très lourdes sanctions même s’il assure : « Nous ferons tout ce que nous pouvons pour aider la police. » La boss du club de Buenos Aires accepte la responsabilité de ces incidents mais ne veut pas que ses joueurs soient punis. « C’est un problème de société, pas de football, ces gens sont malades», argumente-t-il. Pas sûr que cela suffise pour convaincre la Conmebol.

Aurélien Brossier Rédacteur