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Haller explique pourquoi il a explosé à l'étranger et pas en France

Barré à Auxerre, où son profil n'était pas jugé intéressant, Sébastien Haller a fait le choix de s'exiler aux Pays-Bas en 2014. Un choix qui s'est révélé payant puisqu'il a empilé les buts en Eredivisie, avant de rejoindre la Bundesliga il y a un an. Il est revenu sur son parcours dans l'After Foot ce vendredi.

Il fait partie de ces joueurs français qui ont explosé au haut niveau une fois qu’ils ont quitté la France. En manque de temps de jeu à Auxerre, où il a été formé, Sébastien Haller a fait le choix de filer aux-Pays-Bas en décembre 2014. Sa carrière a alors pris un autre tournant. A Utrecht, le natif de Ris-Orangis (Essonne) s’est mis à empiler les buts: 11 sur la deuxième partie de la saison 2014-2015 en Eredivisie, 19 sur l’exercice 2015-2016, puis 15 la saison suivante. Des statistiques qui lui ont permis de rejoindre la Bundesliga et l’Eintracht Francfort à l’été 2017.

"Auxerre, c’était ma maison"

Pour sa première saison en Allemagne, il a planté à neuf reprises, et compte déjà deux buts cette saison. Invité ce vendredi de l’After Foot sur RMC, Haller, 24 ans, est revenu sur sa période difficile à Auxerre: "On avait des divergences de point de vue avec le coach (Jean-Luc Vannuchi). Il ne comptait pas vraiment sur moi. Mon profil (1m90) ne l’intéressait pas plus que ça, mais il essayait quand même de me garder au club. Quand il est arrivé, il a directement mis Fantamady Diarra. Le club avait aussi changé d’entraîneur à quatre reprises en trois ans, ce n’était pas simple."

"J’avais joué tous les matchs en jeunes, ça s’était super bien passé. Je sentais que j’avais vraiment besoin de travailler. Pourtant, Auxerre, c’était ma maison, je rêvais de m’imposer là-bas. Je sentais que j’avais besoin de me confronter à quelque chose d’autre. Je pense qu’il me manquait quelque chose. J’ai pris le risque d’aller aux Pays-Bas", a-t-il confié. Un risque qui a donc rapidement payé.

RR