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Can : La recette égyptienne

A l’inverse des nations africaines, la sélection des Pharaons s’appuie sur des joueurs évoluant au pays. Une anomalie qui explique la domination de l’Egypte dans le continent.

L’Egypte est une anomalie dans le football africain. En l’emportant dimanche à Accra sur le Cameroun (1-0), les Pharaons, tenants du titre, ont été sacrés pour la sixième fois champions d’Afrique (1957, 1959, 1986, 1998, 2006 et 2008).
Une performance inégalée qui est d’autant plus remarquable que les joueurs égyptiens jouent en grande majorité dans leur pays. Car à l’inverse de ses voisins africains qui exportent leurs contingents vers les championnats européens, la sélection égyptienne s’appuie essentiellement sur les deux grands clubs de Caire, Al Ahly et Zamalek. Résultat : les joueurs d’Hassan Shehata ont les automatismes de ceux qui se connaissent. Véritables enfants du pays, les joueurs égyptiens ne pouvaient que faire descendre le peuple dans les rues de la capitale après leur nouveau succès. Les Pharaons restent favoris pour la prochaine cuvée de la CAN, en 2010 en Angola.

Mohamed Shady (défenseur des Pharaons d’Egypte) : « On a senti que l’adversaire était fatigué. On croyait à la victoire à la fin. On a fait le boulot dès le début du match, même si c’était un peu plus difficile aujourd’hui. On a raté des occasions, mais on mérite cette victoire. »

Bill Tchato (défenseur des Lions indomptables du Cameroun) : « Il y avait beaucoup de fatigue qu’on a essayé de compenser par notre cœur. Ça ne s’est pas bien passé pour nous. C’est une faute individuelle. C’est arrivé sur Rigobert (Song), mais ça aurait pu tomber sur quelqu’un d’autre, il a fait une super Can. A ce moment là, on commençait à revenir dans le match. On sentait qu’ils accusaient le coup, ils avaient dominé la plupart du match avec des occasions, des poteaux. Il faut les féliciter, ils ont fait un beau tournoi, ils le méritent. »