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Capello, je t’aime, moi non plus

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Le technicien italien n’a pas encore permis à la sélection anglaise qui défie les Bleus ce mercredi (21h) à Wembley en amical, de retrouver ses lettres de noblesse. Et ses méthodes ont du mal à passer.

Fabio Capello ne fait plus vraiment l’unanimité outre-manche. Arrivée aux manettes de la sélection anglaise en 2007 avec l’un des plus beaux palmarès d’entraîneur de l’histoire, le technicien italien a trébuché de son piédestal cet été. Une piteuse élimination contre l’Allemagne (4-1) en huitièmes de finale de la Coupe du monde est passée par là. Suffisant pour égratigner l’aura de « Maître Fabio ». « Lorsqu’il a pris les commandes de la sélection, tout le monde pensait qu’il était la personne idéale pour l’équipe d’Angleterre, se souvient Nick Collins, journaliste à Sky Sports. Mais beaucoup ont été déçus parce qu’il a échoué lors de la dernière Coupe du monde. »
En Afrique du Sud, ses choix, notamment chez les gardiens de but, ont été très critiqués. Mais il n’y a pas que l’échec sud-africain qui reste en travers de la gorge des Anglais. A l’inverse de Carlo Ancelotti à Chelsea, Capello fait peu d’efforts pour apprendre l’anglais, rendant sa communication avec les médias parfois difficile.

Un salaire annuel de 7,2 M€ !

Enervant, surtout venant d’un manager dont les émoluments annuels avoisinent les 7,2 M€. D’ailleurs en Angleterre, on n’a toujours pas digéré sa prolongation de contrat jusqu’en 2014 peu de temps avant la Coupe du monde, rendant aujourd’hui tout limogeage impossible car trop onéreux pour une Fédération anglaise aux aboies financièrement. « Comment Capello a floué la FA », a-t-on pu lire d’ailleurs à la Une du très sérieux BusinessWeek.
Tout n’est pas noir cependant pour l’ancien entraîneur de l’AC Milan. « Il y a toujours beaucoup de respect », souligne Nick Collins. Le bon début de campagne de qualification pour l’Euro 2012 (2 victoires, un nul), et sa volonté de s’ouvrir aux jeunes lui ont redonné du crédit. Mais l’Angleterre qui n’a plus gagné de trophée depuis 1966 attend forcément plus d’un des entraîneurs les plus chers de l’histoire.