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Coronavirus: Alves pointe la gestion de la crise par Bolsonaro

Daniel Alves a lancé un vibrant appel en direction du président brésilien face à l'épidémie de coronavirus. L'ancien latéral droit du PSG espère que Jair Bolsonaro ne va plus sous-estimer le Covid-19 et prendre les mesures qui s'imposent pour assurer le bien de tous au Brésil.

L'épidémie de coronavirus a continué de se répandre à travers le monde et frappe désormais le Brésil où l'on compte déjà 57 morts et 2433 cas avérés. Face à cette crise sanitaire majeure, le gouvernement temporise et cela a provoqué la colère Daniel Alves ce mercredi.

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Toujours aussi adulé, la star de la sélection a invectivé le président brésilien en lui demandant de prendre des mesures efficaces pour lutter contre la propagation de l'épidémie.

Alves: "Penser au bien-être de notre peuple"

L'ancien latéral du PSG, désormais sous contrat avec le club de Sao Paulo, ne comprend pas le manque de réaction des autorités face à la crise. Le joueur de 36 ans suggère que le gouvernement et Jair Bolsonaro continuent de sous-estimer le Covid-19.

"Monsieur le Président, je vous respecte beaucoup ainsi que votre présidence et de nombreuses familles et personnes travaillent pour lutter contre cette pandémie, a lancé l'ami de Neymar en direction de Jair Bolsonaro vis une publication sur les réseaux sociaux. Mais vous, en tant que personne la plus la plus importante de ce pays, devriez aussi penser au bien-être de notre pays et de notre peuple."

Bolsonaro refuse encore le confinement

L'international aux 116 sélections avec la Seleçao s'interroge alors que la ville de Sao Paulo a constitué le premier foyer d'infection au Brésil.

Malgré l'explosion du nombre de cas dans le pays, Jair Bolsonaro continue de regretter l'hystérie frappant ses concitoyens face "une petite grippe".

"C'est une période très difficile pour le monde et pour notre population, nous ne devons pas oublier cette situation, surtout si nous n'avons pas de remède, a encore interpellé Daniel Alves. En tant qu’humble citoyen, je viens exprimer mon opinion, car je ne veux pas vivre sans pouvoir partager avec les gens ni vivre dans la peur."

Si la ville pauliste a décrété une période de confinement de quinze jours pour tenter d'endiguer l'épidémie, le président brésilien refuse encore de l'étendre à tout le territoire national. 

Jean-Guy Lebreton