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Libreville, un chantier très tranquille

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La capitale gabonaise accueille ce lundi ses premiers matches de la CAN. Mais la ville est toujours plongée dans les travaux. Si le stade est terminé depuis un moment, les alentours laissent encore à désirer. Une situation qui ne semble pas inquiéter grand monde sur place.

Un sac plastique noir la recouvre presque entièrement. Juchée au milieu d’un rond-point, la statue n’a pas encore été déballée. A l’image de cette sculpture à la gloire du pays, Libreville peaufine ce dimanche les derniers détails de sa présentation. A la veille d’accueillir ses premiers matches de la CAN, la capitale gabonaise semble toujours en chantier. Autour du stade flambant neuf d’Angondjé, les pelleteuses se croisent sur un énorme terrain vague. Des hommes remplissent des brouettes de terre pendant que d’autres s’affairent, balais et pioches à la main. Difficile de croire que tout sera bouclé à temps. Pourtant, sur place, tout le monde affiche son optimisme à l’heure où la compétition a déjà débuté en Guinée Equatoriale. « On effectue les derniers ajustements, assure Joseph, un chef de chantier, casque orange et gilet jaune fluo. Au début, on a un peu traîné. Mais tout est rentré dans l’ordre. Tout le monde est à fond. Tout sera prêt pour le premier match. On n’a aucune crainte de ce côté-là. »

Consciente du retard pris par les travaux, la municipalité a réquisitionné en urgence des bénévoles et des jeunes, payés un peu plus de 20 euros le week-end. Une manière de sauver les apparences. Même si la situation n’a pas l’air de stresser grand monde. « On améliore l’environnement, glisse Martial, claquettes et chemise rouge, en train de repeindre les trottoirs. On essaie d’embellir les alentours du stade. On n’a pas encore fini. Mais ça sera terminé à temps. Tous les Gabonais mettent la main à la pâte pour aider à ce que la compétition se passe bien. » Les échangeurs permettant de fluidifier la circulation n’ont été ouverts que samedi. Une manière d’atténuer un peu les immenses bouchons qui paralysent l’agglomération.

Rohr : « La ville s’est embellie »

Malgré cette organisation de dernière minute, Libreville, qui accueillera la finale le 12 février, s’apprête à célébrer sa première CAN dans la liesse. « Tout le monde est très excité, assure Brice Boubala, un journaliste sportif local. C’est une première pour nous. Ça va rester graver dans les mémoires de tous les Gabonais. Il y a un engouement incroyable ici » Un engouement qui ferait presque oublier le décor inachevé. « La ville s’est embellie, estime Gernot Rhor, le sélectionneur national. Elle a été repeinte. Je la trouve plus jolie qu’avant. Beaucoup d’efforts ont été faits pour que la fête soit belle. » Les réjouissances débuteront en fanfare ce lundi avec l’entrée en lice des Panthères face au Niger à 17h. Avant l’affiche du soir entre le Maroc et la Tunisie. Entre-temps, les travaux se poursuivront un peu partout. Mais à priori, ce n’est qu’un détail au Gabon.

Alexandre Jaquin avec Samuel Ollivier, à Libreville