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Ancelotti, rendez-vous en terre inconnue

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Le technicien italien débute son aventure aux commandes du PSG ce dimanche après-midi (17h30) par un déplacement à Lorient contre Locminé (CFA2) à l’occasion des 32e de finale de la Coupe de France de football. Pas question de se rater face aux amateurs…

Le Moustoir n’aura jamais autant louché du côté du banc de touche. Ce 32e de finale de Coupe de France entre Locminé, formation du Morbihan évoluant en CFA2 et le PSG version qatari, ressemblait déjà à la rencontre improbable de deux mondes parallèles. Mais avec la présence de Carlo Ancoletti sur le banc parisien, les 15 000 spectateurs ne devraient pas s’ennuyer une seule seconde. Double vainqueur de la Ligue des champions avec l’AC Milan (2003, 2007), le technicien italien (52 ans) débute sa nouvelle aventure dans la capitale face au 8e du groupe H de CFA2 (5e échelon national). Quelques jours seulement après son arrivée à la tête du club parisien, une question s’impose : Ancelotti connaît-il Locminé ? « Je connais plus ou moins bien cette équipe, a-t-il déclaré sans rire samedi. J’ai vu un match mais la qualité de la vidéo n’était pas très bonne. »

Lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a souvent fait l’effort de répondre en français, l’ex-coach de Chelsea n’en dira pas plus sur son premier adversaire. Sa première sortie officielle en tant qu’entraîneur du PSG, en revanche, sera l’objet de nombreuses questions. « Oui, je suis excité », avoue-t-il. Qu’attend-il de ce premier rendez-vous ? « Nous voulons poursuivre l’aventure en Coupe de France et aller jusqu’au bout de cette compétition. J’aimerais voir du beau jeu, une grande motivation, de la personnalité. Et gagner. » Voilà pour ce 32e de finale de Coupe de France sur la pelouse synthétique lorientaise, a priori favorable aux professionnels.

Il a chanté à Dubaï pour son bizutage

Naturellement, la personnalité relativement secrète du nouveau boss parisien intrigue. Sur la réserve au début de sa conférence de presse, l’Italien s’est peu à peu détendu au fil des questions. S’il n’a pas souhaité évoquer le mercato d’hiver, il a en revanche confié avoir chanté à Dubaï pour son bizutage devant son groupe. « Mais je ne vous dirai pas quoi, précise-t-il. Je suis un bon chanteur. J’aime chanter. »

Celui qui souhaite qu’on l’appelle « Carlo » ne tient pas spécialement à monopoliser les projecteurs sur sa personne. Lorsqu’on lui signale que la L1 n’a jamais accueilli un coach d’un tel standing, lui répond : « Je suis content d’être en France et en Ligue 1. Je veux entretenir de bonnes relations avec les autres entraîneurs. Je ne suis pas une superstar. » Si Ancelotti cultive l’humilité, il entend aussi imposer sa rigueur. Avec fermeté, il annonce ainsi au sujet de ses troupes : « Il y a une bonne atmosphère. Les joueurs sont concentrés et motivés. Ils s’entraînent bien. C’est un peu comme les premiers jours à l’école. J’aimerais voir la même chose en fin de saison. » Mais si cela pouvait déjà être le cas ce dimanche…