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Angers, le gang des «Nantais»

DR Claudiu Keserü

DR Claudiu Keserü - -

Entraîné par Jean-Louis Garcia, ancien gardien du FC Nantes, le SCO d’Angers s’appuiera sur cinq ex-Canaris pour réaliser un exploit face au PSG ce mercredi au stade Jean-Bouin (20h45) en demi-finale de la Coupe de France.

Il y a dix ans, Nicolas Gillet, alors âgé de 24 ans, fonçait vers le titre de champion de France. Son club ? Le FC Nantes. La dernière heure de gloire des Canaris. Aujourd’hui, l’ex défenseur international (il compte une sélection avec les Bleus), et quatre autres anciens joueurs passés par la Jonelière font les beaux jours du SCO d’Angers, 7e de L2 avec cinq points de retard sur Le Mans (3e). Et sept d’avance sur le FC Nantes. Yves Deroff, David Leray, David De Freitas, Claudio Keserü et donc Nicolas Gillet s’apprêtent surtout à défier le PSG ce mercredi au stade Jean-Bouin en demi-finale de la Coupe de France.
La réunion de quatre anciens pensionnaires de la maison jaune à 84 kilomètres de Nantes ne doit rien au hasard. Elle porte la patte de l’entraîneur angevin, Jean-Louis Garcia. Ex-gardien de but remplaçant chez les Canaris dans les années 90, le coach du SCO apprécie les valeurs véhiculées par son ancien club : « Avoir d’anciens joueurs nantais est un choix, reconnaît-il. Ce qui compte, c’est l’expérience, le profil et l’état d’esprit. Ce sont des joueurs que je connais bien. Même si on a été critiqués, je savais où j’allais avec ces garçons. » « Le coach connaît la formation nantaise et ses spécificités, ajoute l’attaquant roumain Claudio Keserü. Même si on a tous appris à des époques différentes, on se reconnaît. Il y a des automatismes. »

Yves Deroff, porte-bonheur ou petit diablotin ?

Pour sa première demi-finale de Coupe de France depuis 1969, Angers pourra donc s’appuyer la complicité qui unit les ex-Canaris ou sur le vécu de Nicolas Gillet, double vainqueur de la Coupe avec Nantes (en 1999 et 2000). Difficile, aussi, de ne pas évoquer Yves Deroff, le porte-bonheur. L’arrière droit (32 ans) a remporté la Coupe avec Nantes en 1999 puis avec Guingamp en 2009. « On m’en parle à chaque fois, sourit-il. Mais je n’aime pas qu’on m’appelle le porte-bonheur ou la mascotte. Si ça se passe mal, on peut vite devenir le petit diablotin… »
A l’heure de s’attaquer au PSG, Nicolas Gillet refuse de parler de « gang d’anciens Nantais ». « Il n’y a pas de clan. On s’est très bien intégré. Ce groupe me fait penser à celui que j’ai connu à Nantes. Depuis le match à Troyes (1-2), je ressens des choses que je n’avais plus ressenties depuis plus de douze ans lorsque j’ai disputé ma première demi-finale avec Nantes (1-0 contre Nîmes). C’est euphorisant. » Et Nantes était allé au bout…

AB avec PYL