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Au nom du père, du fils et du Vendée Luçon

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Plus fort que les Nicollin en Ligue 1 à Montpellier (père et fils dirigeants), voici les Reculeau. A Luçon, club de CFA, qui affronte Lyon en Coupe de France demain, le pater préside et le fiston entraîne. Dans une ambiance bon enfant ?

Michel et Frédéric Reculeau au Vendée Luçon Football ne sont pas un président et un entraîneur comme les autres. Le co-leader du groupe D de CFA –avec Carquefou-, présente en effet une particularité avec ce duo père-fils qui détonne dans le milieu, au moment de défier ce dimanche, à 16 heures, l’Olympique Lyonnais sur le terrain de la Beaujoire pour le compte des 16èmes de finale de Coupe de France.
« C’est sûrement unique en France », s’amuse Stéphane Masala, 35 ans, l’un des vieux briscards de l’effectif. Pour lui, cela ne présente pas vraiment d’inconvénients au quotidien. «Il fonctionne bien, car il y a des résultats. Je ne vois que des côtés positifs. » Même si cela n’empêche pas le père et le fils d’avoir de vraies explications. « Comme le président aime bien intervenir, il n’hésite pas à dire ce qu’il pense… et le coach n’hésite pas non plus à le remettre en place, et vice-versa. »

Invaincus depuis le 25 septembre

L’un des deux protagonistes de l’affaire, Frédéric, fils et coach, nous explique ce ticket pour l’instant gagnant. « Je fais partie du club depuis tout petit et il y a sept ans, on m’a proposé d’être entraîneur-joueur de la réserve (en DH). L’année suivante, l’entraîneur partait et j’ai reçu une proposition du club pour m’occuper de l’équipe première. Elle venait plus des dirigeants que du président (son père, Ndlr). J’ai beaucoup hésité mais ma femme et mes proches m’ont fait prendre confiance qu’il s’agissait d’une réelle opportunité d’entraîner à ce niveau-là. C’est pour cela que j’ai pris ce risque qui au fil des ans s’est avéré sympa. »
Est-ce facile pour autant d’avoir son père toujours derrière lui ? « Il y a une forme de respect de la hiérarchie, détaille Frédéric. J’ai un certain âge, donc à la différence d’un jeune coaché par son père, je peux m’affirmer. Même si la première année ne fut pas toujours facile. » Aujourd’hui, ces petits tracas semblent bien loin pour celui qui est invaincu avec ses hommes depuis le 25 septembre, toutes compétitions confondues, au moment d’affronter l’OL.