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Aurillac, l’orgueil déplacé

Kamel Larbi

Kamel Larbi - -

Les pensionnaires de CFA ont été éliminés par Nancy aux tirs aux buts ce dimanche. Après avoir affiché leur confiance dans la presse, ils se sont pris les pieds dans le tapis. A l’image de Kamel Larbi, auteur d’une « panenka » manquée lors des tirs au but.

Stade Jean-Alric, ce dimanche. Aurillac et Nancy sont aux tirs au but. A l’issue des prolongations, les deux formations n’ont pu se départager dans ce 32e de finale de Coupe de France (2-2). Quatrième tireur, Kamel Larbi s’avance sereinement. L’attaquant algérien, double buteur durant la rencontre, a pourtant la pression. S’il rate, son équipe, menée 3-4, est éliminée. En dépit de l’enjeu, il tente une panenka… complètement ratée ! Vigilant sur sa ligne, Damien Grégorini ne se laisse pas surprendre. Il capte tranquillement le ballon. Les Nancéens exultent, Aurillac est éliminé…

Une issue cruelle pour les Cantalous qui avaient su revenir dans la rencontre après avoir été menés 0-2 à la pause. Mais au final, la sanction n’est pas illogique. Malgré des qualités indéniables, les pensionnaires de CFA se sont sans doute vus trop beaux. Le geste présomptueux de Larbi est à l’image des déclarations de ses partenaires avant le match. « Nancy, ça ne fait pas rêver ici, confiait dans la presse le gardien David Ferreira. Au tirage, dans notre chapeau, il y avait aussi Marseille, Rennes et Saint-Etienne. On a tiré Nancy, le moins réputé de tous. Toute la semaine, j’ai croisé des gens qui m’ont dit : ‘Nancy ? Mais qui joue là-bas ?’ ». 

Droin avait prévenu

Des propos à la limite de l’arrogance pour une équipe plutôt en difficulté dans son groupe de quatrième division. « Ce qui va leur faire drôle à Nancy, c’est quand ils vont se casser les dents sur notre bloc à cinq du milieu, fanfaronnait le milieu Joseph Maronne. Nancy, c’est jouable. Si on n’y croyait pas, on n’aurait pas négocié les primes de match comme on l’a fait. » Au lieu des 400 euros initiaux, ils avaient obtenu un chèque de 1 000 euros en cas de qualification. Finalement, ils ne toucheront pas un centime. Thierry Droin, leur entraîneur, les avait mis en garde : « Une Ligue 1, ça se respecte. » Son message n’a pas vraiment été entendu. L’AFCA repassera l’an prochain. Avec le torse peut-être un peu moins bombé…

Alexandre Jaquin avec Julien Teiller