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Bordeaux – Evian-TG pour nuit d’ivresse ?

Bordeaux-Evian-TG : Sertic en duel avec Khlifa

Bordeaux-Evian-TG : Sertic en duel avec Khlifa - -

La finale de la Coupe de France entre Bordeaux, roi du match nul en Ligue 1, et Evian-TG, sauvé de la descente à la dernière journée, ne déchaîne pas les foules et ne devrait pas faire le plein, ce soir (21h), au Stade de France. Mais elle pourrait pourtant réserver quelques surprises…

A moins de manquer cruellement de discernement ou d’objectivité, cette finale de Coupe de France Bordeaux-Evian-TG ne fait pas rêver grand monde. Elle n’enflamme pas non plus le Stade de France puisque l’enceinte de Saint-Denis, une fois n’est pas coutume, ne devrait pas afficher complet. La faute aussi à la FFF, devancée par la FFR et obligée d’avancer la rencontre à vendredi pour laisser la pelouse du SDF aux rugbymen toulonnais et castrais, samedi soir, pour la finale du Top 14. Mais qu’importe, après tout. Même un vendredi soir, le PSG, l’OM, Saint-Etienne voire Monaco auraient multiplié par trois le vent de folie sur ce dernier rendez-vous de la saison. Pourtant, ni Bordeaux, ni l’ETG n’ont volé leur place en finale. Les Haut-Savoyards ont même écarté le PSG en quart de finale (1-1, 4 t.à.b. à 1). Mais alors, c’est quoi le problème ?

En championnat, les Girondins, décevants 7es, ont été les rois du match nul (16 au total). Ils n’ont pas non plus brillé par leur sens du spectacle. Après un 0-0 à Toulouse, on se souvient d’une sortie fantastique de Francis Gillot : « Vous (les journalistes) êtes restés jusqu’à la fin, c’est bien ! Moi, j’ai failli partir. » Pas très rassurant pour ce soir. Bordeaux-Evian, c’est aussi l’opposition entre la 16e et la 12e plus mauvaise attaque de Ligue 1.

Gillot : « Il faut absolument gagner »

Mathématiquement sauvés de la descente dimanche soir à… Bordeaux (2-1), les Hauts-Savoyards sont les outsiders. « Bordeaux nous est supérieur », confirme Cédric Barbosa, presque étonné d’être à 90 minutes d’une qualification pour la Ligue Europa. « On en rigole entre nous quand on en parle, enchaîne le milieu de terrain de l’ETG. Ce n’est pas la principale source de motivation même si ce serait extraordinaire de passer du National à la Ligue Europa en quatre ans. »

En quête d’une quatrième Coupe de France après celles glanées en 1941, 1986 et 1987, Bordeaux a davantage de pression. « Il faut absolument la gagner, prévient Francis Gillot. Le plaisir ne sera complet que s’il y a la victoire au bout. » Au-dessus de lui, son président, Jean-Louis Triaud avait en effet annoncé, lundi, dans Luis Attaque : « Une victoire et ce sera une bonne saison, une défaite et celle-ci restera médiocre. »

L’attrait pas franchement sexy de cette finale mis de côté, celle-ci n’annonce pas forcément une purge. A l’image de Ludovic Obraniak côté bordelais ou de Saber Khlifa côté haut-savoyard, le talent sera bel et bien présent. Et s’il ne faut sans doute pas rêver d’un but de 64 mètres, comme celui inscrit par le Tunisien face à Nice (4-0), la folle envie d’ajouter une ligne au palmarès pourrait suffire à emballer le Stade de France. Croisons les doigts.

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Aurélien Brossier avec EJ et OS