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Bourg-Péronnas, fan de… l’OM !

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Supporter acharné de l’Olympique de Marseille, Gilles Garnier, le président du club bressan de CFA, jubile à l’idée d’affronter son club de cœur en huitième de finale de la Coupe de France de football dans deux semaines.

Dans la famille Garnier, il ne fait pas bon être supporteur de l’OM. Gilles Garnier, actuel président de Bourg-Péronnas, tombeur de l’AC Ajaccio samedi en 16e de finale de la Coupe de France (3-2 a.p.), n’a pas oublié ses week-ends au stade de Gerland. « Quand j’étais minot, j’y allais avec mon beau-père et mon oncle, raconte-t-il. Ils me mettaient des tartes quand l’OL jouait contre Marseille parce que c’était le seul match où je n’étais pas pour Lyon. » Le patron du club bressan, actuellement en CFA, est un amoureux de l’OM. « Ce club représente beaucoup de choses pour moi, dit-il les yeux pétillants. J’ai des photos, notamment de Didier Deschamps en 1993 quand il sort de l’entraînement ou de Marcel Desailly qui embrasse mon gamin qui avait quatre ans à l’époque. Je suis un fou de Marseille ! »

Autant dire que la journée de dimanche restera à jamais gravée dans sa mémoire. Alors que l’OM n’avait pas encore battu Le Havre (3-1 a.p.), le tirage au sort lui réserve une immense surprise : « Il ne restait plus que les deux dernières boules. C’est tombé sur Marseille ou le Havre. C’est énorme... ». Les SMS s’enchaînent. « C’est beaucoup de bonheur pour les collectivités, nos partenaires, nos supporters, ceux qui aiment le football et le club de Bourg-Péronnas. » Mais pour lui surtout : « C’était l’affiche rêvée du président, confirme l’entraîneur bressan Hervé Della Maggiore. L’OM est un club qui lui est cher, qu’il encourage depuis pas mal de temps. » Garnier précise immédiatement : « Ce sera la seule fois où je ne serai pas pour l’OM ! »

La confrontation entre les recordmen de victoires en Coupe de France (10) et Bourg-Péronnas ne fait pas plaisir uniquement au président amateur. Le coach et ses joueurs, aussi, sont aux anges : « J’ai coupé le téléphone sinon je n’aurais plus de batterie et je ne pourrais même pas appeler ma femme, rigole Della Maggiore, sollicité de toutes parts. Affronter l’OM, c’est un rêve d’entraîneur mais aussi un rêve pour mes joueurs. Je les ai eus au téléphone. Ils étaient comme des gamins ! » Gilles Garnier, lui, a déjà coché les dates des 7 et 8 février, jours des 8e de finale. D’ici là, il aura retrouvé ses vieilles photos. « Je les montrerai aux dirigeants marseillais », promet-il.