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Chalmé : « On s’est peut-être vu plus beau qu’on ne l’était »

Le défeuseur bordelais reconaît que son équipe "est dans le dur" en ce moment.

Le défeuseur bordelais reconaît que son équipe "est dans le dur" en ce moment. - -

Eliminé de la Coupe de France à domicile par Monaco (2-0) mercredi, Bordeaux traverse une période délicate. Le défenseur girondin analyse la mauvaise passe de son équipe.

Matthieu Chalmé, Bordeaux vient d’enregistrer une deuxième défaite consécutive et doit tirer un trait sur une compétition. Est-ce inquiétant ?
Depuis la reprise, on est moyen. Nous avions besoin de redescendre sur terre. Nous étions sur notre petit nuage. On avait des points d’avance (9 sur Lille après la 19e journée), on était qualifiés dans toutes les compétitions. Tout le monde nous encensait. On s’est peut-être vu plus beau qu’on ne l’était. A nous de revenir à la réalité. Aujourd’hui, on est dans le dur. Il y a eu une prise de conscience de la part des joueurs. J’espère qu’on aura un sursaut d’orgueil. On va montrer que Bordeaux est encore présent, dès dimanche contre Saint-Etienne. On a hâte d’y être car on va répondre présent au niveau de l’état d’esprit.

Mais Laurent Blanc avait parlé de sortir le bleu de chauffe après la défaite à Rennes…
On a tous conscience qu’il faudra le remettre et montrer qu’on a du caractère. Mais ce n’est pas non plus la catastrophe. Ce n’est pas la crise, même si on est conscient que ça peut devenir dangereux si cette spirale se poursuit. A nous de rebondir le plus vite possible.

Les feuilletons Laurent Blanc et Marouane Chamakh ont-ils pesé sur le groupe ?
Je ne pense pas. Ça fait partie des aléas du football. Marouane est en fin de contrat. Tout le monde attend le nom de sa future destination. Avec Laurent Blanc, vous (les journalistes, ndlr) en faites des tonnes dès qu’il y a un petit truc. Cela fait partie du jeu. Cela ne nous déstabilise pas. Que ce soit le calendrier ou les supposées rumeurs, on ne cherche aucune excuse.

« C’est toujours décevant d’être sifflé par son public »

Il y avait déjà eu un avertissement contre Rennes. Pourquoi cela n’a-t-il pas fonctionné contre Monaco ?
On a voulu bien entamer le match. Si on marque, cela nous redonne confiance et ça change la physionomie de la rencontre car les Monégasques sont obligés de se découvrir. Mais on manque nos occasions et on prend un but sur coup de pied arrêté. Le doute revient.

Comment expliquez-vous les problèmes défensifs ?
Ces derniers temps, on a oublié les bases. Les arrières d’ailes apportaient énormément. Les défenseurs centraux participaient aussi beaucoup au jeu. A nous de resserrer les boulons. On s’est relâché et on est retombé dans nos travers. On voulait tous participer aux actions. Nous, les quatre défenseurs, avons intérêt à assurer derrière avant d’apporter quoi que ce soit devant.

Face à Monaco, votre public a commencé à vous siffler…
C’est toujours décevant. Ça n’aide pas mais il faut avoir le mental pour faire face à ça. Pour un jeune cela peut être déstabilisant. Siffler après le match d’accord, pendant, je trouve ça moyen.

O.S.