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Coupe de France : Et revoilà Plabennec

La joie des joueurs de Plabennec

La joie des joueurs de Plabennec - -

Club de CFA, Plabennec a signé le très gros coup des 32e de finale de la Coupe de France en disposant de Reims (1-0), samedi. Les Bretons, coutumiers du fait, savourent leur exploit et espèrent déjà récidiver au prochain tour.

Il en fallait une. Une belle histoire. LA belle histoire de ces 32e de finale de Coupe de France. Savigneux-Montbrison, club de PHR, s’y est essayé mais a manqué la qualification en 16e de finale aux tirs au but, face aux Minguettes (CFA2). Rouen (National) aurait pu y prétendre en sortant Ajaccio (L1). Mais c’est finalement Plabennec (CFA) qui a raflé la mise samedi, à la faveur d’un succès loin d’être usurpé face à Reims. Les amateurs bretons ont sabré les Champenois à la régulière (1-0), pour s’offrir une nouvelle épopée dans cette compétition qui leur donne toujours des ailes.

Au sortir des vestiaires, les yeux pétillent et les voix déraillent. Les irréductibles, conscients de l’exploit, ont tout lâché. « C’est exceptionnel, s’époumone le capitaine Steven Abiven (32 ans). On va profiter de cette victoire et je pense qu’on la mérite. On a fait un très, très bon match. Quand je vois ça, j’ai envie de jouer encore dix ans au foot. Lundi, on repart. On sera au boulot 9 heures, mais pour l’instant on savoure et la nuit va être courte. »

La forteresse Kervéguen

Les irréductibles Rouge et Blanc n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils avaient déjà atteint les huitièmes de finale de la compétition en 2010, en accrochant Nice et Nancy à leur tableau de chasse, avant de céder face à Auxerre. Leur potion magique ? Leur écrin, le stade de Kervéguen, et ses 5000 places, qui prend des allures de forteresse pour accueillir les joutes de la Coupe. Au point que notre consultant Roland Courbis affirme que « la surprise, ça aurait presque été qu’ils ne se qualifient pas… »

« Je suis arrivé au club il y a sept ans, et déjà ils avaient réalisé plusieurs perfs en Coupe, raconte Steven Coat, le buteur du jour. Ici, très vite, on vous fait comprendre que pour les amateurs, la Coupe de France, c’est important. Quand on est entouré d’autres personnes qui ont déjà cette expérience-là, on se met vite dans le bain. Et puis quand on vient à goûter à des émotions comme celles de ce soir (samedi), on a juste envie de les retrouver le plus vite possible ! »

Résultat, quand il ouvre le score, Coat ne s’enflamme pas. Ses partenaires non plus. Et se permettent de gérer face à un adversaire qui lui rend pourtant trois divisions. « Quand je marque (à la 28e minute, ndlr), on ne s’est pas affolé. On est resté encore plus prudent. Eux ont été un peu piqués au vif mais on a vraiment fait une grosse première mi-temps. Sur pas mal d’actions et de duels, on a réussi à les écraser. Le stade nous a portés, on les a un peu plus attendus et notre stratégie a payé ». Reims leur a donc ouvert l’appétit et ils en redemandent déjà. « On a vite envie de savoir contre qui on va jouer. L’idéal, ce serait de recevoir encore une Ligue 1 », affirme Coat, avide d’exploit. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le petit Plabennec, pour n’importe quel gros de Ligue 1, ne serait pas forcément un bon tirage.

Alexis Toledano avec Pierre-Yves Leroux