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Coupe de France : la célébration express de Bordeaux

Les Girondins de Bordeaux

Les Girondins de Bordeaux - -

Les Girondins de Bordeaux ont fêté leur 4e Coupe de France ce samedi, avec leurs supporters, sur un grand podium installé Place de la Bourse. Une fête sans heurts ni débordements, qui aura duré une petite heure chrono.

Soixante minutes. C’est en tout et pour tout ce qu’auront duré les festivités girondines, au lendemain de leur doublé historique. Les Girondins de Bordeaux version seniors et leurs petits frères de la Gambardella ont en effet fêté, exposé et communié à la vitesse grand V leur succès en Coupes, ce samedi, avec leur public. Un public plutôt familial, convivial venu très nombreux se masser sur la Place de la Bourse puisqu’ils étaient des milliers à laisser exploser leur joie au moment de voir le capitaine girondin, Jaroslav Plasil, soulever la Coupe de France, avant d’être imité par toute la délégation bordelaise. Et comme l’avait subtilement demandé son maire, Alain Juppé, quelques heures plus tôt (« A Bordeaux, en général, on célèbre les titres avec tranquillité »), le 1er juin 2013 n’a rien eu à voir avec le 13 mai et les célèbres incidents du Trocadéro, venus gâcher la célébration du 3e sacre national du PSG. Là, la fête a été rondement menée.

Arrivés à 16h13 précises, en compagnie des U19 venus donc présenter leur Gambardella, les Girondins ont quitté les lieux à 17h15 et ne seront restés qu’une petite heure. Le temps pour Lamine Sané d’exposer sa classe, tout en costard et lunettes de soleil noires, s’affichant comme le seul joueur à ne pas avoir céder à la logique du tee-shirt collector (Bordelais et Vainqueurs), jean, baskets. De voir le président de M6 - actionnaire principal du club - Nicolas de Tavernost, tout sourire. De remarquer les absents : Benoit Trémoulinas, qui a quitté l’Hexagone pour rejoindre les Bleus en tournée en Amérique du Sud. Le président des Girondins, Jean-Louis Triaud, en voyage d’affaires au Japon. Ou Ludovic Obraniak, retenu pour son… mariage. Ce qui n’a pas empêché les présents de laisser parler leur émotion, sous un soleil éclatant et devant un écran géant diffusant les images de la finale gagnée quelques heures plus tôt.

Carrasso : « Le sentiment du devoir accompli »

« Tout ce monde, ça fait plaisir, lâche Francis Gillot. On s’aperçoit qu’on est supporté. On a envie que ça recommence tous les ans. » Son gardien de but, Cédric Carrasso, loue les qualités mentales de son groupe. « On ressent de la fierté mais aussi le sentiment du devoir accompli. Ça fait 2 ans qu’on a un groupe qui n’est pas vraiment taillé pour jouer les premiers rôles. Mais on fait notre chemin. On essaie de se battre avec nos moyens. C’est une belle récompense pour les Bordelais. »

Le mot de la fin ? Il est pour le héros de la soirée, Cheick Diabaté. « Je suis fier de ce qu’on a fait. Bordeaux mérite cette Coupe. Comme on dit, ce n’est pas le départ mais l’arrivée qui compte. Il faut toujours bien terminer. Rater un penalty, ça ne fait pas plaisir, c’est sûr. Mais après, il faut rester dans le match, être costaud mentalement. Je suis quelqu’un qui ne baisse jamais les bras. » Mais qui les lève à chacun de ses buts. Et lorsqu’il doit soulever, devant un public acquis à sa cause, une certaine Coupe de France.

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