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Coupe de France : Marseille Consolat reprend son rêve

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Deux ans après une élimination cruelle contre l’AS Moulins, Marseille Consolat a pris sa revanche sur les 32es de la Coupe de France, en étrillant l’AC Ajaccio (3-0). De quoi combler les Phocéens qui se prennent à rêver d’un derby contre l’OM, sans oublier toutefois leur délicate situation en National.

Le 5 janvier 2013, Marseille Consolat avait touché du doigt les 16es de finale de la Coupe de France. Une égalisation de l’AS Moulins dans les arrêts de jeu, puis une malheureuse séance de tirs au but, avaient interrompu le rêve phocéen. Deux ans plus tard, devant 2 000 spectateurs au stade de la Martine, dans le 15e arrondissement de Marseille, les jaunes et verts ont repris leur songe. « C'est un club des fameux quartiers Nord de Marseille, toujours décriés par les médias et où malheureusement il se passe souvent des règlements de compte, rappelle le président Jean-Luc Mingallon. C’est un peu de fierté rendue pour les habitants de ces quartiers. »

Et pas de n’importe quelle manière. Les Marseillais ont tout simplement soufflé (3-0) l’AC Ajaccio, 15e de L2, sans trembler un instant. Abdoul Diawara (35e), Marek Amiri, ancien pensionnaire de l’OM (43e), et David Gigliotti, ancien joueur d’Ajaccio (79e), ont chacun concrétisé la très solide prestation du GS Consolat.

Deruda : « Une joie incommensurable »

« On avait à cœur de passer ce tour. Il y a deux ans, on était sorti frustré après la défaite contre Moulins, rappelle Thomas Deruda, ancien milieu de terrain de l’OM et de l’ACA. C’est exceptionnel. On a réalisé un match quasi parfait. Pour nous, c’est historique, c’est une première pour ce club. C’est une joie incommensurable. » Qui confirme le statut pris par le club sur la scène locale. « Notre ambition, c’est d’être le deuxième club de Marseille, lance l'entraîneur Nicolas Usai. On aimerait être le petit frère de l’OM. »

Désormais, les Marseillais (dont le budget s'élève à 600 000 euros) se projettent inéluctablement vers les 16ed de finale des 20 et 21 janvier. Avec en tête un choc contre une grosse cylindrée et pourquoi pas un derby, contre l’OM, qui défie Grenoble, ce dimanche (20h45). « Pour nous, ce serait exceptionnel. Mais ça ne nous dérangerait pas non plus de tomber sur le PSG (qui affrontera Montpellier lundi) », sourit Deruda. « Quand on est marseillais, on préférerait jouer le PSG, lance Jean-Luc Mingallon. Mais on aimerait aussi jouer l’OM pour leur montrer qu’on existe. Comme ils nous ignorent depuis des années, ça nous permettrait de taper à la porte et de leur dire : ‘‘Coucou, on est là, maintenant’’. »

Avant cela, le GSC devra brièvement retomber de son nuage. « Maintenant, il y a quelque chose de plus important, c’est de se maintenir en National », confie Deruda. « La priorité est de se maintenir en National, confirme le président Mingallon. On n’a pas envie de redescendre. Et cette Coupe de France va être la cerise sur le gâteau. » Dès vendredi prochain, les hommes de Nicolas Usai, 16e sur 18 en National, se frotteront à Boulogne. Dans l’espoir de prolonger la parenthèse enchantée.

la rédaction