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Coupe de France : Rennes égaye sa fin de saison

Le Stade Rennais

Le Stade Rennais - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Dans la foulée de son succès en Ligue 1 au Vélodrome, Rennes a éliminé Lille ce jeudi en quarts de finale de la Coupe de France (2-0). Une nouvelle victoire qui donne quelques couleurs à la fin de saison des Bretons.

Et si la Coupe de France faisait office de thérapie pour une équipe en crise ? Le Stade Rennais serait certainement bien inspiré de la considérer comme telle. Car forte d’un succès plus ou moins maitrisé sur un LOSC dans l’ensemble plutôt décevant (2-0), la formation dirigée par Philippe Montanier est à une marche d’une finale au Stade de France. Et d’un nouveau rendez-vous contre Guingamp, qui affrontera de son côté Monaco. Il faudra déjà battre Angers en demi-finales (15-16 avril). Mais on n’en est pas encore là… Cette qualification pour le dernier carré de la Coupe de France assure, surtout, aux Rennais une sacrée bouffée d’oxygène.

Romain Alessandrini, virevoltant en première période et décisif sur le but de Grosicki (34e) - son premier sous les couleurs Rouge et Noir -, puis buteur à son tour (90e), et ses coéquipiers bretons ne cracheront pas dessus. Mieux, elle consolide le précieux succès acquis au Vélodrome samedi face à des Marseillais bien pâles (1-0). La douloureuse série de trois défaites consécutives concédées début mars a bien vécu. Mais contrairement à l’OM, les Lillois ont fait trembler les Rennais jusqu’au bout, notamment en seconde période.

Le LOSC a poussé, en vain

Longtemps incapables de tuer le suspense de la rencontre (Grosicki, 51e, Doucouré, 72e et Oliveira, 82e), les Bretons ont sué – un peu – en fin de match. Leur faute. Trop sur le reculoir, la tête certainement à vouloir gérer leur maigre avantage, les Rennais auraient pu payer cette philosophie au prix fort si une reprise de Kalou dans la surface n’avait pas rasé la transversale de Costil (76e). Ou si Laurent Duhamel avait porté son sifflet à sa bouche pour une intervention un peu trop musclée, visiblement, d’Alessandrini sur Béria (87e).

Mais au plus fort de la domination lilloise, presque récompensée sur un tir dévié de Gueye juste au-dessus de la barre de Costil, battu (89e), c’est ce même Alessandrini qui a fini le travail, d’une frappe dont il a le secret et dont il n’avait plus régalé le public rennais depuis plusieurs mois (90e)… avec la complicité des gants (très) fuyants d’Elana. Coup d’arrêt forcément pour un LOSC qui n’a désormais plus que le championnat et sa 3e place à défendre. Rennes, en revanche, a désormais de quoi retrouver le sourire. Et qui sait, trouver le surplus de motivation nécessaire pour aller chercher son maintien dans les meilleures conditions possibles.

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La rédaction