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Di Meco : « La Coupe de France, c’est comme le Tour de France »

Eric Di Meco

Eric Di Meco - -

Les clubs pros entrent ce samedi dans la danse de la Coupe de France. Comme chaque année, cette compétition historique va faire la part belle aux clubs amateurs. Pour le plus grand plaisir d’Eric Di Meco.

Calais, Carquefou, Plabennec ou encore Quevilly. Chaque année, ces clubs amateurs sont sous le feu des projecteurs grâce à leurs performances contre les écuries de Ligue 1. Cette fameuse « magie de la Coupe de France » qui fascine encore notre membre de la Dream Team RMC Sport. « La Coupe de France, c’est comme le Tour de France, c’est le sport à la portée de tous, avec des émotions pour les gens qui n’ont pas l’habitude d’aller voir des matchs professionnels, explique Eric Di Meco. Je suis sensible à ça. Je l’ai gagnée également avec Marseille contre Monaco en 1989. Je suis sensible à l’institution, au fait que ça mette en lumière des petits clubs. A l’époque, il n’y avait pas toutes ces chaines, donc ce n’étaient que les gros matchs ou les derniers tours qui étaient diffusés. Voire, que la finale. Aujourd’hui, les amateurs peuvent avoir la cassette de leur premier tour.

Le football est un des rares sports qui peut mettre face à face deux équipes de niveau très largement différent. Entre deux formations de quatre ou cinq divisions d’écart, la plus faible peut rivaliser et dans le jeu, et au tableau d’affichage. S’il y a bien un sport où on peut faire jouer deux équipes de cinq divisions d’écart et où il peut vraiment y avoir match, c’est bien le football. Dans les autres sports, il y a trop d’écart physique. »

« Cette Coupe met les carences des pros en lumière »

« A l’époque, ça ne nous faisait pas plaisir de faire ces premiers tours, poursuit le membre de la Dream Team RMC Sport. J’ai souvenir d’un match à Brive en plein hiver, sur un terrain pourri à -5°C, où on s’est fait bouger tout le match, et on finit par passer aux pénaltys. On n’aimait pas ces matchs-là. Mais on les jouait quand même sérieusement parce qu’on voulait aller au bout, la compétition était intéressante.

Aujourd’hui, il y a la moitié des joueurs qui jouent en Ligue 1 qui n’y auraient jamais gouté avant l’arrêt Bosman. Et la différence entre ces joueurs-là et les joueurs amateurs qui ne sont pas sortis d’un centre de formation, elle est infime aujourd’hui. Donc cette Coupe de France ne fait que mettre ces carences en lumière. Et ça ne fait pas plaisir à un joueur moyen de voir qu’un amateur n’est pas si loin de son niveau. C’est ça qui les embête aujourd’hui. Sans l’arrêt Bosman, la moitié de la L1 serait en L2. La moitié de la L2 serait en semi-pro ou amateur. »

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Eric Di Méco