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Govou : « Paris nous est supérieur »

L'international français se méfie beaucoup du PSG, adversaire de l'OL en finale de la Coupe de France

L'international français se méfie beaucoup du PSG, adversaire de l'OL en finale de la Coupe de France - -

Sidney Govou nous dit tout. Sa crainte et son respect pour le club parisien avant la finale de la Coupe de France, son avis sur la saison de Lyon et son avenir, probablement encore… situé du côté de l’OL.

Sidney Govou, comment abordez-vous cette finale de Coupe de France face au PSG ?
C’est un match à l’extérieur pour nous, une finale contre Paris, à Paris. En plus, on est loin d’être favori. Contrairement à nous, le PSG est une équipe qui gagne régulièrement en coupe. J’ai appris que le club avait signé dix victoires en treize finales. Nous, on est conscient qu’on est peut-être la meilleure équipe en championnat mais au niveau des coupes, le PSG nous est supérieur.

Pourtant, vous aurez tout de même un ascendant psychologique sur votre adversaire, non ? 
Le fait de les avoir battus deux fois en championnat est une bonne chose, c’est sûr, ça donne certaines certitudes. Maintenant, le contexte sera différent, un contexte que le PSG maîtrise bien mieux que nous. Si on peut dès le début mettre une grande pression, la tenir le plus longtemps possible et ouvrir le score rapidement, ça faciliterait les choses.

On vous sent très respectueux des Parisiens. Sauf que sur le papier, les favoris, c'est vous…
Oui, sur le papier. Mais je le dis souvent, le papier ça ne veut pas dire grand-chose. C’est une finale, elle va donc surtout se jouer dans la tête. Physiquement, je pense qu’on sera là, eux aussi. Après, la différence se fera au niveau de l’état d’esprit. Il faudra voir l’envie qu’on aura et si on arrive à jouer en équipe jusqu’à bout.

Souvent cette saison, on vous a reproché de ne pas avoir dégagé la même force collective que celle démontrée ses sept dernières années.
On n’a pas été moins forts. On a manqué d’expérience et de certitude sur certains matches, voilà tout. Comme quoi, c’est tout le paradoxe de notre saison. Ça me fait sourire, les gens ont tendance à dire qu’on est moins bons et finalement on va peut-être être l’équipe qui aura remporté le plus de choses cette saison.

Remporter cette Coupe serait l’occasion de réaliser le premier doublé de l’histoire du club et de terminer cette saison 2007-2008 sur une bonne note…
La gagner rendrait la saison plus belle, en effet. C’est la Coupe de France, on n’a jamais eu l’occasion d’y faire un bon parcours, on s’est toujours fa it éliminé par des équipes plus faibles. C’est l’un des objectifs du club qu’on n’a encore jamais réussi à atteindre.

Vous semblez, en tant qu’ancien du club, accorder beaucoup d’importance à ce trophée…
J’en ai parlé avec Greg (Coupet), lui comme moi avons vraiment envie de la gagner. On était tous très heureux d’avoir remporté la Coupe de la Ligue, mais la Coupe de France a un autre attrait et une autre signification aux yeux de tout le monde.

Concernant votre avenir, ce dernier se situe-t-il toujours du côté de l’Olympique Lyonnais ?
Je ne sais pas, on verra. Je suis là, il me reste deux ans de contrat, je suis très très bien. Je pense plus à cette finale, à ce qui va se passer à l'Euro aussi avant de me pencher sur mon avenir proche.

On peut dire qu’après une Coupe de la Ligue, sept titres et qui sait une Coupe de France, ce serait peut-être l’occasion pour vous de partir en beauté ?
Ce serait beau. Mais cela serait aussi beau d’en gagner un huitième (titre de champion, ndlr).

Vous êtes toujours dans cette optique-là ?
Sur ce point-là, il n’y a pas de souci.

Alix Dulac et Edward Jay