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Guingamp-Monaco : Le Stade de France parlera breton

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Victorieux de Monaco au bout du suspense ce mercredi (3-1, a.p.), Guingamp va disputer une troisième finale de Coupe de France, le 3 mai prochain. Et comme en 2009, l’En Avant retrouvera Rennes pour un choc bouillant à Saint-Denis.

Lionel Mathis va pouvoir leur raconter. Toujours touché au tendon d’Achille, le milieu de terrain n’a pas pu participer à la qualification de Guingamp pour la finale de la Coupe de France avec une victoire sur Monaco au bout du suspense (3-1 a.p.), ce mercredi soir. Mais l’ancien Auxerrois, seul rescapé de l’épopée bretonne de 2009, conclue par une victoire sur le rival régional Rennes en finale (2-1), saura sans doute trouver les mots pour préparer ses coéquipiers à ce qui les attend le 3 mai au Stade de France. Après 1997 et 2009, l’En Avant va disputer une troisième finale de Coupe de France. Cinq ans après, les retrouvailles avec les Rennais – qualifiés en battant Angers (3-2) mardi – s’annoncent explosives. Le trophée prendra donc la direction de la Bretagne. Reste à savoir où.

Distancé par le PSG dans la quête du titre, sorti par Reims en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, Monaco a pour sa part brisé sa dernière chance de valider son ambitieux projet avec un premier trophée dès l’année de sa remontée en L1. La fin de saison risque d’être longue sur le Rocher… En lutte pour le maintien (17e avec cinq points d’avance sur Sochaux, premier non relégable) et sur une série de quatre défaites de rang en championnat, Guingamp démarrait le match pied au plancher. Vingt premières minutes de domination concrétisées par l’ouverture du score. A la réalisation ? L’incontournable Yatabaré. Sur un coup franc côté gauche enroulé par Langil, le Malien, meilleur buteur du club en championnat (10), devançait un Romero trop attentif pour conclure d’un pointu (1-0, 6e). Pire attaque de L1 (29) avec un seul but sur ses quatre derniers matches de championnat, l’En Avant signait une entame parfaite.

Doublé pour Yatabaré

Yatabaré (8e) et Mandanne (19e) passaient même près de doubler la mise. Mais les joueurs de Jocelyn Gourvennec subissaient le contrecoup physique et relâchaient leur pressing. Peu à peu, l’ASM posait le pied sur le cuir. Une prise de pouvoir matérialisée par l’égalisation signée Berbatov, qui reprenait aux 5,50 mètres un centre en retrait d’un Fabinho magistralement lancé en profondeur par Moutinho (1-1, 36e). Au retour des vestiaires, les duels se durcissaient mais Monaco gardait la mainmise. Seule manquait l’efficacité dans la dernière ou avant-dernière passe pour se montrer vraiment dangereux. Ranieri tentait de dynamiser le tout en remplaçant l’expérience de Berbatov par la vitesse de Rivière mais les tentatives monégasques, à l’image de Moutinho (79e), ne créaient pas de véritable occasion.

Pas à l’abri, l’ASM passait à deux doigts du KO sur une tête de Beauvue repoussée sur sa ligne par Germain (74e) puis sur une frappe d’un Douniamo tout juste entré détournée sur sa barre par Romero (85e). Yatabaré aura encore deux balles de match dans les pieds (90e, 91e), la seconde entachée d’une main dans la surface de Carvalho, mais trente minutes supplémentaires étaient nécessaires pour départager les deux équipes. La confiance avait changé de camp et l’ASM subissait les assauts guingampais. La différence semblait surtout se faire à l'envie. Yatabaré (94e, 101e) et Sankharé (97e) tentaient leur chance. La délivrance allait venir par Atik, dont la reprise sur une merveille de centre de Giresse faisait mouche (2-1, 112e). Avant la cerise sur le gâteau avec le doublé de Yatabaré, meilleur buteur de la Coupe de France cette saison avec 7 réalisations (3-1, 117e), sur un nouveau service de Giresse. En breton, cela se dit comment, Stade de France ?

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Alexandre Herbinet