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La colère d’Antonetti

Frédéric Antonetti

Frédéric Antonetti - -

Pris d’une colère froide à l’issue de l’élimination de son équipe Rennes en huitième de finale de la Coupe de France face à Reims (3-4 après prolongation), l’entraîneur rennais a fustigé le manque d’investissement de son équipe mais a aussi pointé du doigts les ambitions trop élevées du club breton : « Ce soir, j’ai la confirmation de beaucoup de choses. Pour le club, c’est un mal pour un bien. Parfois, il faut démontrer par l’absurde que vous avez raison, ce soir il y a eu une démonstration flagrante. Quand on est exigeant, il faut des joueurs qui vont avec. Il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. On n’est pas Marseille, Lyon, Paris, Lille ou Bordeaux. Je me tue à le dire depuis que je suis là et on n’arrête pas de me dire, il faut qu’on termine dans les quatre premiers. Moi je dis non ». Sans vouloir nommément pointer ses dirigeants du doigt, l’entraîneur rennais à même été plus loin : « Ce ne sont pas les dirigeants, il y a les médias aussi. Moi je ne cherche pas à me cacher. Récemment, on m’a proposé un contrat de trois ans, je l’ai refusé ». Sans en dire plus, le technicien corse terminera sa conférence de presse par un énigmatique : « Si on veut m’écouter, on m’écoute, si on ne veut pas, c’est pas grave ».

S.O.