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OM-Nice, histoire d’une rivalité (presque) à sens unique

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Si le derby du sud-est entre l’OM et Nice sent toujours la poudre, la rivalité est bien plus exacerbée du côté des Aiglons. Nouvelle confirmation ce soir (21h) au Stade-Vélodrome à l’occasion des 16e de finale de la Coupe de France ?

Entre l’Olympique de Marseille et l’OGC Nice, c’est rarement le grand amour. Si 200 kilomètres à peine séparent ces deux grandes villes du sud-est, la passion des supporters bouillants a souvent fait de ce derby des rencontres électriques pour ne pas dire explosives. « Il y a un enjeu à cause de la proximité », rappelle le milieu de terrain niçois Didier Digard.

Alors que l’OM (5e en L1) et Nice (13e) se retrouvent ce soir au Stade-Vélodrome pour une place en 8e de finale de Coupe de France, force est de constater que l’approche n’est clairement pas la même selon le camp dans lequel on se trouve. « Il existe une vraie rivalité mais l’antagonisme est plus du côté des Niçois envers les Marseillais, témoigne Vincent Menichini, journaliste au quotidien Nice-Matin. Nice est considéré comme le petit poucet alors que l’OM est le grand club avec ses stars et un public omniprésent. C’est un peu le petit qui a envie d’aller manger le gros OM. » Ce déséquilibre des forces, le milieu de terrain niçois Fabrice Abriel est bien placé pour en parler lui qui a aussi porté le maillot phocéen entre 2009 et 2011. « On ne parlait pas trop de ce derby, se souvient-il. On parlait surtout du clasico OM-PSG. A Nice, on sent beaucoup plus la tension entre les deux camps. De toute façon, avec nos supporters, on est toujours dans la rivalité avec tous les clubs de France ! »

Bosetti : « On déteste plus l'OM qu'eux nous détestent »

Honnêtes et surtout lucides, les Niçois reconnaissent volontiers que ce derby a plus d’impact sur eux que sur les Marseillais. Même l’attaquant des Aiglons Alexy Bosetti, pur Niçois et très proche des Ultras, avoue : « Il y a moins d’animosité de leur côté que du nôtre. On déteste plus l’OM qu’eux nous détestent. C’est comme ça et je pense que ça ne changera pas. »

Du côté Olympien, justement, on ne nie pas l’antagonisme entre les deux clubs. Mais pour José Anigo, il se traduit surtout sur le terrain. « OM-Nice, c’est toujours un match différent par rapport aux autres, confie l’entraîneur phocéen. Il y a toujours cette rivalité au niveau du jeu. » Une rivalité qui réserve toujours quelques éclairs.

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AB avec YP et FG