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Oublier la banderole et se relancer

Nenê

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Si la situation des deux clubs en Ligue 1 est diamétralement opposée, le Paris Saint-Germain et le RC Lens, qui s’affrontent samedi (20h45) en 32es de finale de la Coupe de France, ont quelques points communs. Comme la polémique de la banderole ou le besoin de se relancer.

Quand la justice et le foot s’accordent sur le même calendrier, de mauvais souvenirs embrument le contexte sportif. Près de trois ans après l’affaire de la banderole injurieuse déployée au Stade de France en finale de la Coupe de la Ligue, le verdict est tombé vendredi. A la veille de nouvelles retrouvailles entre Parisiens et Lensois, en 32es de finale de la Coupe de France. Le tribunal de Bobigny a condamné trois supporters du PSG à des interdictions de stade d’un an et à des amendes allant de 300 à 600 euros.

Ces décisions devraient permettre aux Lensois de refermer enfin une plaie toujours douloureuse pour certains. « Cette affaire est toujours dans l’esprit des supporters, explique Muriel, qui tient un café à côté de Bollaert. C’est une insulte. » Pour d’autres, il est temps de tourner la page. « Si on veut, on peut en parler pendant dix ans mais ça ne rime à rien, estime Arnaud, patron du bar "Le Bollaert". Aujourd’hui, c’est le sportif qui prime. » Au cœur des préoccupations lensoises, le maintien en Ligue 1.

Lens cherche le déclic

Dix-neuvième avec trois points de retard sur Monaco, premier non-relégable, et un match en moins, le RC Lens va vivre au rythme de cette opération commando lors des six prochains mois. Laszlo Bölöni en a donné le coup d’envoi avec une semaine de stage chargée en Espagne. Le PSG a lui préféré le Maroc. Mais pour Antoine Kombouaré, il a aussi été question de resserrer les liens au sein du groupe après son clash avec Stéphane Sessegnon, qui a refusé de participer au stage et qui s’entraîne à l’INSEP.

Et comme les Lensois, les Parisiens, 2es de Ligue 1, doivent faire mieux que lors de la fin de l’année 2010, quand ils avaient été tenus en échec par Monaco (2-2) puis battus à Nancy (2-0). De l’autre côté, au RC Lens, la Coupe de France pourrait offrir une petite bouffée d’oxygène. « Paris est archi-favori, assure Alaeddine Yahia. Mais faire un bon match, psychologiquement, ça nous aiderait pour la suite. » Entre un potentiel déclic pour les Lensois et une possible relance pour les Parisiens, cette affiche ternie par le souvenir de la banderole n’est pas sans intérêt.