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Sablé a les crocs

Les joueurs de Sablé dans le vestiaire

Les joueurs de Sablé dans le vestiaire - -

A quarante-huit heures de leur choc face au PSG en 16ème de finale de Coupe de France, les joueurs de Sablé se sont réunis autour d’une bonne table, comme ils en ont l’habitude chaque semaine. Un rituel qui a le mérite d’aiguiser leur appétit sportif, en cette semaine si particulière…

Avec ses repas désormais imposés au Camp des Loges avant et après les entraînements, Carlo Ancelotti n’a rien inventé. Même s’il dispose de moyens « no limit », le technicien italien du PSG n’est pas plus en avance qu’Olivier Pignolet, dit « Loulou », son homologue du Sablé Football Club qu’il affrontera vendredi en 16ème de finale de Coupe de France. Et à Sablé-sur-Sarthe, ville qui avoisine les 13 000 âmes, ce sont même les joueurs qui ont instauré ce rituel ! Car si tout sépare le Paris Saint-Germain (leader de Ligue 1) du Sablé FC 72 (12ème de son groupe de CFA 2), l’art de la table les rapproche, même si les menus concoctés dans les cuisines parisiennes sont un zeste plus diététiques que ceux mitonnés dans le café « Le Globe ».

Dans ce bistrot situé sur la place de l’hôtel de ville existe un genre d’« After » local. Comme sur RMC, les joueurs de Sablé dissèquent, analysent, critiquent autour d’un bon plat. « On se réunit avec des anciens du club et des joueurs de l’équipe réserve, explique Anthony Sybille, 27 ans, portier de l’équipe fanion du club. On refait le match tous les week-ends ». Celui qui était l’an passé numéro 2 et… entraîneur des gardiens profite de cette ambiance pour se ressourcer : « Cela nous fait du bien de se retrouver ensemble au café du coin, dans un autre contexte. On retrouve l’esprit du vestiaire. »

A guichets fermés

Comme tous les mardis midi, le Sablé FC a investi les lieux en cette semaine un peu particulière. Si la claque infligée à l’équipe B de Laval samedi dernier était encore dans les esprits (7-2), le choc de vendredi, qui se jouera à guichets fermés au MMArena de Mans (25 000 places), a occupé une grande partie de la discussion. Et quand on demande aux joueurs présents s’ils joueront aussi l’attaque contre l’ogre parisien, la raison parle. « Je ne crois pas… », lâche l’un d’entre eux avant de laisser le cœur s’exprimer : « Quoique, si. On n’a rien à perdre. Et puis, ce n’est pas notre jeu de rester derrière ».

Pour Sybille, il n’y aura aucun arrière-goût au moment d’affronter des professionnels aux comptes en banque bien remplis. « Bien sûr qu’on a tous eu envie à un moment d’être pro. Mais je sais que je n’aurais pas été fait pour ça. J’aime bien avoir mon métier et ma petite passion à côté. Pour eux, les journées doivent être longues. On doit se faire chier parfois (rires) ». Un avant-match qui a le don de mettre en appétit.